Anaon (série télévisée)

mini-série télévisée française From Wikipedia, the free encyclopedia

Anaon est une série télévisée française créée par Bastien Dartois, en collaboration avec Sylvain Caron et Elsa Vasseur, réalisée par David Hourrègue et diffusée en France les 4 et sur France 2.

Type de série Mini-série
Création Bastien Dartois
Faits en bref Type de série, Genre ...
Anaon
Type de série Mini-série
Genre Thriller fantastique
Création Bastien Dartois
Acteurs principaux Guillaume Labbé
Capucine Malarre
(liste complète)
Musique Audrey Ismaël
Nb. de saisons 1
Nb. d'épisodes 6

Production

Durée 45 minutes
Production Alexandre Boyer
Antoine Szymalka
Société de production Tetra Media Fiction
Société de distribution Prime Video
France Télévisions

Diffusion

Pays d'origine Drapeau de la France France
Chaîne d'origine France 2
Diff. originale
Fermer

Ce thriller fantastique est une production de Tetra Media Fiction pour Prime Video et France Télévisions.

La série est présentée en compétition française au Festival Séries Mania 2025 à Lille.

Synopsis

En Bretagne, la petite ville fictive de Harz est secouée par des événements terrifiants : des adolescents sont assaillis par une créature surnaturelle et retrouvés à l'état de zombie avec, à leurs pieds, une statuette étrange qui évoque le Bugul-noz, le berger de la nuit des légendes bretonnes[1].

Max, major de la gendarmerie de Harz, mène l'enquête pendant que sa fille Wendie découvre des éléments inquiétants[2],[3],[4].

Distribution

  • Guillaume Labbé : Maximilien Sendac, major de la gendarmerie de Harz en Bretagne
  • Capucine Malarre : Wendie Sendac, la fille de Maximilien
  • Anne Serra : Sarah Navart, la mère de Wendie
  • Christiane Cohendy : Jeanne Navart, dite Mammig, la grand-mère maternelle de Wendie
  • Eugénie Derouand : Lucie Ker, gendarme
  • Jérémie Covillault : Jean-Guy Le Guillou, gendarme
  • Aaliyah Lexilus : Léa Terrien, amie de Wendie
  • Jean-Baptiste Blanc : Nathan Legrand, ami de Wendie
  • Annouck Saussier : Gwen Prigent, la première victime du Bugul-noz
  • Gaspard Andlauer : Clément Meyrieu, la deuxième victime
  • Féodor Atkine : le capitaine Bernard Le Gall, la troisième victime
  • Steve Driesen : Monsieur Larri, le maire de Harz
  • Fabrice Herbaut : Yann Prigent, le père de Gwen
  • Maxence Danet-Fauvel : Fred Morlaix
  • Yves Pignot : Claude Seignolle, sculpteur sur bois
  • Loris Verrecchia : Armand Sylvain
  • Fabien Houssaye : le Bugul-noz
  • Soraya Bitard : Marine, la bibliothécaire

Production

Genèse et développement

Ce thriller fantastique est une production de Tetra Media Fiction réalisée en association avec Prime Video, avec la participation de France Télévisions et le soutien de Bretagne Cinéma et de la région Bretagne[2],[3],[4],[5],[6].

La série est créée par Bastien Dartois en collaboration avec Sylvain Caron et Elsa Vasseur, écrite par Bastien Dartois, Sylvain Caron, Elsa Vasseur et Marine Maugrain Legagneur, et réalisée par David Hourrègue[2],[3],[4].

La série a été baptisée du nom d'Anaon, un mot désignant en breton les âmes des défunts, et dont l'équivalent en gallois est Annwyn[7].

Les deux producteurs Alexandre Boyer et Antoine Szymalka confient : « C'était important pour nous de faire une série fantastique franco-française, qui inclut aussi une part de thriller et de drama. Nous savons à quel point c'est un genre compliqué en France. Mais c'était fondamental pour nous d'avoir une série qui soit ancrée dans nos croyances et dans le territoire et qui joue avec nos codes. Tout a été pensé par Bastien pour être réellement connecté à une vraie mythologie bretonne. Le cœur de la série, c'est de se dire qu'en France aussi, nous avons un terreau mythologique fort. Plutôt que de toujours singer les Américains, emparons-nous vraiment de notre patrimoine et faisons une vraie série fantastique française. »[8].

Guillaume Labbé compare Anaon à Stranger Things : « Cette série, c'est un peu un Stranger Things à la française. Dès qu'il y a des ados et du surnaturel, c'est la référence. Et le réalisateur le revendique »[9].

Antoine Szymalka et Alexandre Boyer soulignent encore que « Le sous-texte de cette intrigue, c'est surtout la relation entre ce père et sa fille, qui doivent réapprendre à dialoguer sans leur « glu » depuis leur deuil. C'est la question de la reconstruction. »[1]. De son côté, le réalisateur David Hourrègue précise : « Je souhaitais parler d'une vie plus rurale. Ces endroits où tout le monde se connaît et où la rumeur se répand vite. »[1].

La série est présentée en compétition française au Festival Séries Mania 2025 à Lille[10],[11],[7].

Pour ce qui est d'une suite, David Hourrègue confie à Alexandre Letren du site VL-Media : « On a commencé à travailler, on sait ce qu'on veut faire. Mais on est suspendu à la décision des chaînes. »[12].

Attribution des rôles

Les rôles principaux sont tenus par Guillaume Labbé et Capucine Malarre[13].

Télé-Loisirs note à leur sujet : « Côté casting, si on note la prestation de Guillaume Labbé, qui prouve une fois de plus son talent, on retiendra surtout celle de Capucine Malarre, bouleversante de justesse. »[14].

Pour Allociné, « Le duo Guillaume Labbé / Capucine Malarre fonctionne à merveille, les deux comédiens parvenant avec brio à nous transmettre la pléthore de sentiments qui traversent leurs personnages. Guillaume Labbé, que nous avons pu voir dans Escort Boys ou encore Plan Cœur, nous offre une interprétation subtile et nuancée de ce personnage aux multiples facettes. De son côté, Capucine Malarre prouve qu'elle est une comédienne sur laquelle il faudra compter à l'avenir. »[15].

Le Télégramme souligne que Capucine Malarre est excellente dans son rôle[16].

Guillaume Labbé révèle que le monstre Bugul-noz qui apparaît à l'image n'a pas été réalisé au moyen de l'intelligence artificielle : « C'est un studio français qui l'a fabriqué. Un comédien s'est glissé dans la combinaison. »[9] : le rôle est tenu par l'acteur Fabien Houssaye[17],[18],[19].

Tournage

Le tournage de la série a lieu du au en Bretagne, entre autres à Bécherel et Saint-Méen-le-Grand dans le département d'Ille-et-Vilaine, dans les monts d'Arrée ainsi que dans la «Grotte du Diable » et au chaos granitique de Huelgoat dans le département du Finistère[2],[4],[20],[21].

Les deux producteurs Alexandre Boyer et Antoine Szymalka confient : « Notre envie était vraiment d'ancrer la série et ses décors dans quelque chose de vrai. Nous ne tournons rien en studio. David Hourrègue a passé beaucoup de temps à Bécherel pour faire des repérages pour la série. L'idée était d'éviter l'effet carte postale et de montrer qu'il y a des décors incroyables en France. »[22].

Le réalisateur David Hourrègue explique : « Nous avons tourné en Ille-et-Vilaine, autour de Bécherel – la célèbre Cité du livre – mais aussi, dans les monts d'Arrée et le chaos granitique de Huelgoat, qui a notamment servi pour les scènes de battue. L'accueil de la Région Bretagne a été formidable, d'autant plus que le projet sortait de l'ordinaire. Le genre fantastique permet de mettre les territoires en valeur. C'était déjà le cas avec Rivages que nous avions tournée en Normandie. Aujourd'hui, à Fécamp, un parcours touristique revient d'ailleurs sur les lieux de tournage de la série. Cette augmentation du réel est un terrain propice à tous les fantasmes et les régions s'en nourrissent pour leur communication. »[23].

Le producteur Alexandre Boyer explique que la scène où Wendie et ses amis doivent aller se réfugier dans la tour d'un château d'eau était particulièrement compliquée à tourner : « Le château d'eau, c'est un piège. La première fois que nous avons visité le lieu, tout le monde disait que nous ne pouvions pas y tourner parce que c'était trop dangereux. Sauf David Hourrègue. C'était un cauchemar pour la sécurisation car c'est très haut. Je rends hommage à toute l'équipe. Tourner dans un château d'eau de 25 mètres de haut avec le vide, c'est épouvantable. Les comédiens ont gravi les marches un nombre incalculable de fois. C'était la scène la plus compliquée à tourner logistiquement parlant. »[24].

L'acteur Jérémie Covillault a été très marqué par le tournage au chaos granitique de Huelgoat : « Il y avait quelque chose de mystique […] On avait l'impression qu'il y avait eu un éboulement gigantesque. On y avait installé des tuyaux qui faisaient de la vapeur. Avec les rayons du soleil, le paysage était incroyable. »[13].

Fiche technique

Icône signalant une information Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par les bases de données cinématographiques présentes dans la section « Liens externes ».

Épisodes

La Fille aux cheveux rouges

En Bretagne, la petite ville de Harz est secouée par des événements terrifiants. Gwen Prigent, une jeune fille aux cheveux rouges, disparaît après avoir quitté une boîte de nuit, le Triskell. Peu après, des jeunes de sa classe, réunis au pied d'un château d'eau pour fêter le retour de Wendie, qui tente de reprendre le cours normal de sa vie de lycéenne[2],[3],[4] après avoir perdu sa mère dans un incendie, sont assaillis par une créature terrifiante et doivent se réfugier dans la tour[24] : Clément est retrouvé dans la forêt à l'état de zombie avec à ses pieds une étrange statuette en bois.

Le Chaos

Max, le major de la gendarmerie de Harz[2],[3],[4], organise une battue avec ses collègues gendarmes Lucie et Jean-Guy[29] et des villageois dans le chaos granitique[5],[6] de la forêt à côté de laquelle la jeune Gwen a disparu. On la retrouve au fond d'un puits dans le même état de zombie que Clément. À côté du puits, les gendarmes trouvent une statuette identique à la précédente.

Max et Lucie retrouvent la trace du sculpteur qui a réalisé les statuettes : il leur apprend qu'il s'agit de représentations du Bugul-noz, le berger de la nuit des légendes bretonnes[1], qu'on lui commande de façon anonyme. Il leur indique l'endroit où il a déposé le colis suivant : Max et Lucie tentent d'y intercepter le suspect mais Max prend une balle et finit à l'hôpital.

Le Berger de la nuit

À la résidence Les Jondelles, Mammig dessine un étrange symbole : Wendie, Léa et Nathan font des recherches et découvrent que ce symbole est une lettre celtique[29]. Or cette lettre est un symbole de famille qui est gravé sur le jeu d'échecs du capitaine Le Gall, un voisin de chambre de Mammig. Le Bugul-noz attaque la maison de retraite[29] et agresse le vieux capitaine mais Mammig le met en déroute, révélant de puissants pouvoirs que Wendie soupçonnait déjà.

La gendarmerie ne trouve pas de statuette dans les cuisines où a eu lieu l'agression mais, en étudiant les vidéos de surveillance, Max découvre que le maire a ramassé la statuette et l'a cachée dans sa poche.

Les Derniers Descendants

Les gendarmes surveillent le maire, qui est suspect[30] à leurs yeux pour avoir subtilisé une statuette du Bugul-noz sur le site de la dernière attaque. Durant cette traque, ils découvrent un conteneur où le maire a disposé une carte de la région et des photos des trois premières victimes mais aussi des photos de Wendie, dont Max comprend qu'elle va être la quatrième victime. Mais le maire se suicide avant d'avoir pu fournir des explications.

Pendant ce temps, Wendie, Léa et Nathan découvrent un ogham sur les maisons des premières victimes, Gwen et Clément. Le père de Gwen leur explique que c'était un symbole qui faisait partie de l'histoire de la famille de sa femme et était considéré comme la preuve que cette famille descendait des fondateurs du village.

Ils se tournent alors vers leur professeur d'histoire-géo, Armand Sylvain, qui a écrit un livre intitulé Histoire du vieux Harz - La Porte vers l'Anaon, consacré au village de Harz, un ancien oppidum gaulois dont le nom en breton signifie la « Frontière ».

Armand Sylvain les emmène à la « Grotte du Diable », au fond de laquelle se dresse une stèle gauloise à l'effigie du berger de la nuit, une divinité psychopompe chargée d'accompagner les âmes des défunts en Anaon, l'au-delà. Sur cette stèle sont représentées quatre druidesses chargées de garder fermée la porte entre les 2 mondes, pour protéger les vivants du Royaume des morts. Les adolescents comprennent que ces figures sculptées représentent les quatre familles fondatrices de Harz[30]. Les 3 premières figures sont surmontées des oghams des familles de Gwen, de Clément et du Capitaine mais la quatrième figure est différente. Plus grande, elle regarde vers les trois autres : c'est la druidesse chargée des cultes, des rituels et des sacrifices. Cette figure est surmontée d'un ogham que Wendie découvre peu après sur un vitrail du caveau de sa famille, au-dessus du portrait de sa mère Sarah Navart, dont elle comprend qu'elle est en fait la véritable première victime. La jeune fille comprend alors que sa famille maternelle, la famille Navart, est la quatrième famille fondatrice de Harz.

Ar Wardez

Wendie, Léa et Nathan découvrent une pièce musicale composée par la mère de Wendie et intitulée Ar Wardez (la Gardienne), qui conforte chez Wendie l'idée que sa mère était la druidesse capable d'ouvrir un portail entre le monde des vivants et le monde des morts[31].

En fouillant le bureau de son père à la Gendarmerie, Wendie découvre le dossier d'enquête, dans lequel Max conclut au suicide de Sarah. La jeune fille interroge son père[31], qui explique avoir trouvé des anti-dépresseurs avant l'incendie qui a coûté la vie à Sarah et que la Gendarmerie a trouvé le point de départ du feu dans le chalet, concluant à un incendie volontaire.

Pendant ce temps, Lucie se rend à Langenec, où le maire a exprimé le désir d'être enterré. Elle y trouve la tombe d'Anna Lanvon, décédée en 1992 à l'âge de 23 ans. L'enquête révèle que cette jeune femme était le premier amour du maire et est morte en couches en donnant naissance à un bébé que le maire, très jeune à l'époque, n'a pas pu assumer et a confié à un orphelinat.

Wendie se rend à la maison de retraite pour dire à Mammig qu'elle a compris qu'elle fait partie d'une lignée de gardiennes et qu'elle est maintenant prête. Fred, l'infirmier, l'invite à venir en cuisine déguster une crème brûlée mais, dans le même temps, Max et Lucie découvrent dans les archives de l'orphelinat que l'enfant donné à l'adoption est précisément Fred Morlaix, l'infirmier des Jondelles.

Héritage

Wendie s'étant fait enlever par Fred, Max interroge Mammig pour identifier le lieu où sa fille pourrait être détenue. Mammig lui fournit le mot gaulois nemeton, qui désigne un lieu de culte gaulois. Armand Sylvain, le prof d'histoire-géo, indique à Max et Lucie la chapelle Saint-Ogma, construite sur un lieu où les Gaulois célébraient le solstice d'été.

Wendie est prisonnière dans cette chapelle de Fred[32], qui lui explique avoir comme objectif d'ouvrir le portail entre le monde des vivants et le monde des morts afin de retrouver sa mère et qui a sollicité le Bugul-noz afin de récupérer les âmes des descendants des druides qui ont fermé ce portail il y a des millénaires. Fred convainc Wendie d'ouvrir le portail en apposant ses mains sur une dalle celtique gravée en son centre de l'ogham de sa famille : les deux jeunes gens sont propulsés au royaume des morts.

Max interroge Léa et Nathan et leurs révélations le forcent à enfin envisager une explication surnaturelle aux événements[32]. Il se rend à la chapelle Saint-Ogma avec Lucie mais Wendie ne respire plus : inconsciente, elle erre au royaume des morts et y rencontre sa mère qui la convainc de retourner se battre au royaume des vivants.

Le Bugul-noz apparaît dans la chapelle, neutralise Lucie et agresse Max mais Léa et Nathan, qui ont suivi les deux gendarmes, font sonner les cloches à toute volée pour réveiller Wendie et la faire revenir.

Wendie se réveille, rassemble ses pouvoirs de druidesse et vainc le monstre : le Bugul-noz est réduit en poussière, Fred reste prisonnier du royaume des morts tandis que les trois victimes Gwen, Clément et le Capitaine se réveillent.

Accueil

Audiences et diffusion

En France, la série est diffusée le mercredi à 21 h 10 sur France 2 par salve de trois épisodes les 4 et [13].

Les audiences de la deuxième soirée s'effondrent à cause de la concurrence des Jeux olympiques d'hiver de 2026[33].

Davantage d’informations Épisode, Diffusion ...
Épisode Diffusion Audience moyenne Réf.
Jour Horaire Nombre de
téléspectateurs
Part de marché
(sur les 4 ans et plus)
Classement[Notes 1]
1 Mercredi 21 h 10 - 21 h 55 2 750 000 15,5 % 1er [34]
2 21 h 55 - 22 h 40 2 520 000 15,6 %
3 22 h 40 - 23 h 25 2 110 000 18,9 %
4 Mercredi 21 h 05 - 21 h 55 1 680 000 8,9 % 3e [33]
5 21 h 55 - 22 h 40 1 420 000 8,4 %
6 22 h 40 - 23 h 30 1 230 000 9,4 %
Moyenne de la saison 1 952 000 12,7 %
Fermer
  • Les plus hauts chiffres d'audience
  • Les plus bas chiffres d'audience

Accueil critique

Alexandre Letren, du site VL-Media, est enthousiaste : « Avec cette nouvelle série, la fiction française frappe très fort avec un projet audacieux, fédérateur et addictif […] Tout dans Anaon a été soigné : de l'écriture qui soigne ses effets et maîtrise son histoire, jusqu'à la réalisation où l'on se surprend dans chaque scène à y voir une photo, un tableau (tant la lumière et la photographie sont réussis), jusqu'à la musique envoûtante au possible que signe une nouvelle fois magistralement Audrey Ismaël »[25].

Pour Télé-Loisirs : « ce savant mélange de thriller et de fantastique, parfois proche de l'horrifique, qui n'est pas sans rappeler la série phare de Netflix, Stranger Things » est un pari audacieux pour France Télévisions[14]. « Subjuguant et terriblement efficaces, les six épisodes tiennent le spectateur en haleine grâce à la réalisation ambitieuse de David Hourrègue, qui offre une atmosphère troublante, tout en sublimant les paysages celtiques, mais également par la plume sensible et poétique de Bastien Dartois. »[14].

Allociné souligne que « S'il est courant que les séries sur le folklore breton se déroulent dans la mythique forêt de Brocéliande, le scénariste d'Anaon a fait le choix de prendre un petit village de Bretagne comme décor de son intrigue. Un changement salutaire qui confère à la série une atmosphère unique et particulière. Les paysages de la Bretagne rurale sont ainsi sublimés par la caméra de David Hourrègue, qui parvient à donner un grain mystique et féérique à l'environnement dans lequel les personnages évoluent. Tantôt touchante, tantôt effrayante, Anaon est une petite pépite d'originalité qui nous tient en haleine du début à la fin. »[15].

Le Parisien, de son côté, titre : « Ne loupez pas Anaon sur France.tv, cette série fantastique qui a failli ne jamais voir le jour. »[35].

Le magazine Télérama est nettement plus critique : « Faire du fantastique à la française : l'ambition s'affiche sur petit écran depuis au moins Les Revenants. Le risque ? Copier pâlement les formules américaines. Anaon tombe dans ce piège avec un enthousiasme presque attendrissant. »[36].

Pour Le Figaro TV Magazine, « Anaon, comme avant elle, Esprit d'hiver, Abysses, Parallèles ou la récente Rivages, du même David Hourrègue, cherche et trouve son identité. Des emprunts assumés au blockbuster de Netflix, Stranger Things, des hommages au grand cinéma fantastique des années 1980-1990, façon Steven Spielberg ou Guillermo del Toro, un étrange château d'eau, des gamins qui souffrent, leurs parents aussi, l'attente insupportable. Rien de très novateur finalement, ni dans la forme ni dans le fond, et une interprétation parfois inégale, mais une mise en scène réussie, servie par un sens du cadrage et de la lumière maîtrisé. La bande-son, en outre, est parfaite. »[37].

Notes et références

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI