Anas Sefrioui
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أنس الصفريوي |
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Anas Sefrioui, né le à Fès, est un homme d'affaires marocain. Il est principalement connu en tant que fondateur et président-directeur général du groupe immobilier Addoha, un acteur majeur du secteur de la promotion immobilière au Maroc.
À partir des années 1990, il développe une stratégie de logements à prix modéré qui accompagne les politiques publiques en matière d’habitat social. Son groupe diversifie par la suite ses activités dans le ciment et les matériaux de construction, à travers notamment la société Ciments de l’Atlas et Ciments de l'Afrique[1],[2].
En 2025, sa fortune est estimée à 1,5 milliard de dollars américains par le magazine économique Forbes, le classant parmi les personnalités les plus riches du continent africain[3].
Origines et Famille
Anas Sefrioui est né à Fès en 1957. Il a 8 frères et sœurs.
Son père, Haj Abdeslam Sefrioui est un riche homme d'affaires fassi qui possède des mines de Rhassoul (argile minéral) et est présent dans l'industrie et l'immobilier. Il est également propriétaire d’une compagnie maritime.
Débuts
Anas Sefrioui quitte le lycée à l'age 15 ans, sans le baccalauréat, pour travailler directement avec son père[4] .
Il l'aide à gérer les mines de Rhassoul (الغاسول) une argile naturelle riche en magnésium utilisée dans les produits de beauté et la pharmacie. Un des seuls gisements connus de Rhassoul se trouve au Maroc, dans la province de Boulemane, à environ 200 km au sud de Fès. Il est détenu depuis 1954 par la famille Sefrioui via la société Société du Ghassoul et de ses dérivés Sefrioui.
Dans les années 70, Anas Sefrioui reprend avec son père des usines de fabrication de papier et d’emballage à Casablanca, Tanger, Fès et Agadir. A la fin des années 1980, Anas Sefrioui produit 50 % des emballages de ciment au Maroc.
Promoteur immobilier
En 1987, il se lance dans l'immobilier et crée le groupe Addoha, qui fait de la viabilisation et le lotissement de terrains économiques. Une sorte de période probatoire qui prépare un grand bond. En 1995, faisant écho à l'opération 200 000 logements initiée par le roi Hassan II, Addoha en bénéficie. Sefrioui réalise son 1er programme de logements sociaux portant sur 2371 appartements à Aïn Sebaâ
Dans les années 2000, l’État Marocain lance d'importants programmes de développement immobilier dans le logement social. Le groupe immobilier dirigé par Anas Sefrioui, Addoha en est un des principaux bénéficiaires.
En 2003, Anas Sefrioui lance le concept de guichet unique. Dans ses locaux, l'entreprise accueille des agences bancaires, des notaires, et même certains services administratifs publics. Le plus grand coup marketing de Addoha est son slogan publicitaire « ch’ra b’tamane l’kra » (l’achat au prix de la location). Sefrioui souligne « Addoha est aujourd’hui aussi connue au Maroc que Coca Cola »[4].
En , Anas Sefrioui introduit le groupe Addoha en bourse en cédant cession de 35 % du capital au prix de 585 dirhams l’action. L’offre publique de vente (OPV) a été souscrite 18 fois, ce qui a permis à Anas Sefrioui d’empocher la somme de 2,7 milliards de dirhams en cash. Par ailleurs, 62% d’Addoha appartiennent toujours à Anas Sefrioui, soit 25 milliards de dirhams. En moins de 6 mois, le cours d’Addoha est multiplié par six. Certains parlent alors d'hystérie spéculative, d'autres, plus critiques, évoquent un énorme délit d'initié.
Anas Sefrioui devient alors un des hommes les plus riches du Maroc[4].
Affaires personnelles
Outre la direction du groupe Addoha, Sefrioui détient plusieurs affaires personnelles dans différents domaines.
Il détient notamment Les pepinieres de l'Atlas[5] et il cherche à se développer dans le secteur de l'agriculture [5]
Vie privée
Anas Sefrioui a déclare être un homme très religieux[4]. Il affirme nommer des projets immobiliers de noms extraits du Coran[4].
Anas Sefrioui dit faire un pèlerinage (hajj) à La Mecque chaque année[4].
Il est connu comme un important collectionneur d’œuvres d'arts[6],[7] et détient de nombreux tableaux de Hassan El Glaoui [8].