Anastase le Vénitien

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Date de naissancev. le début du XIe siècle
Lieu de naissanceà Venise
Date de décèsv. 1085
Anastase le Vénitien
Image illustrative de l’article Anastase le Vénitien
Buste-reliquaire en l'église de Saint-Martin-d'Oydes.
Saint
Date de naissance v. le début du XIe siècle
Lieu de naissance à Venise
Date de décès v. 1085
Vénéré à Saint-Martin-d'Oydes (Ariège, France)
Vénéré par Église catholique
Fête 16 octobre

Anastase le Vénitien ou Saint Anastase est un moine, ermite, confesseur, ayant vécu au XIe siècle, proche de Anselme de Cantorbéry et Hugues de Semur ; fêté le .

La biographie d'Anastase est connue par un manuscrit du début du XIIe siècle découvert à la fin du XVIIe siècle dans le presbytère de l'église de Saint-Martin-d'Oydes (Ariège)[1]. Une copie du manuscrit fut alors transmise par l'évêque de Rieux, Antoine-François de Bertier, à l'Ordre des Bénédictins pour publication[2], et l'original a ensuite été perdu. La vita d'une quinzaine de pages éditée par les Bénédictins croise l'ensemble des sources disponibles à l'époque. L'étude critique (en français) mentionnée ci-dessus[3] exploite quelques sources supplémentaires, inconnues des Bénédictins.

Né à Venise à une date incertaine dans une illustre famille imprégnée de culture grecque, Anastase est attiré dès son plus jeune âge par la vocation monastique et érémitique. Il quitte définitivement sa ville natale dans le sillage de Guillaume de Volpiano, pour rejoindre la communauté monastique du Mont-Saint-Michel peut-être dès les alentours de 1025. Après plusieurs années passées dans cette communauté puis dans un ermitage sur l'île voisine de Tombelaine jusqu'en 1066, il rejoint Hugues de Semur à l'Abbaye de Cluny. Quelques années plus tard, en 1073, il est envoyé en Espagne sur le front de la Reconquista afin d'y convertir les païens, sans succès, avant de revenir à Cluny. Vers 1082, il effectue aux côtés de Hugues de Semur un voyage en Aquitaine afin d'y fonder ou consolider certaines communautés clunisiennes.

Arrivant à l'abbaye Saint-Antonin de Frédelas (Pamiers), il ressent une nouvelle fois l'appel d'une vie d'ermite sur les montagnes voisines, et il s'y établit durant trois ans. Vers 1085, une lettre de Hugues lui enjoint de revenir à Cluny, en passant par l'Abbaye de Frédelas afin de remettre de l'ordre dans cette communauté en proie aux divisions. C'est à Saint-Martin-d'Oydes sur le trajet de son retour entre les abbayes de Pamiers et Cluny alors qu'il se dirige vers celle de Lézat, qu'Anastase, affaibli par le jeûne perpétuel, trouve la mort. Ses reliques seront dispersées lors des guerres de religion.

Autour du personnage

Notes et références

Liens externes

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