Anatole Belval-Delahaye
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Anatole Francisque Belval-Delahaye, né le à La Ferté-Milon et mort le à l'hôpital de Romans-sur-Isère[1], est un poète français.
Anatole Belval-Delahaye est le fils naturel de Françoise Malvina Belval, dame de compagnie, travaillant au service d'une famille bourgeoise de La Ferté-Milon ; le père s'appelle Anatole Delahaye, il est un ancien boucher. L'enfant est reconnu en 1904[2].
Poète, Anatole Belval-Delahaye est à l'origine du tumultueux « Groupe d'Action d'Art » Les Loups, qui se définit comme une « confédération générale des travailleurs de l'art, des ouvriers de la pensée et des poètes de la vie » et dont faisaient partie : Pascal Bonetti, René Christian-Frogé, Roger Dévigne (sous le pseudonyme de Georges-Hector mai), Charles Dornier, Henri Galoy, Camille Gandilhon Gens-d'Armes, Edouard d'Hooche, Jean Ott, Marcel Paÿs, Jean Raÿter, Pierre Rodet, André Tudesq, Robert Vallery-Radot, Gabriel Volland, ainsi qu'une femme, Hélène Seguin, tous poètes. Il organise et anime des réunions mensuelles, les Hurle-aux-Loups, d'abord dans les salons du Café Procope, puis, à partir d', dans ceux du Bouillon Chartier au 37 rue de Rochechouart, avec toute la rédaction de la revue Les Loups, journal d'action d'art dont le premier numéro sort en . Ce mensuel, il en est le directeur, et le siège est situé au 14 rue de la Tour d'Auvergne, Paris 9e. Il est aussi à l'origine de la maison d'édition des Loups, à la même adresse, qui est la sienne[3].
Son nom est sur la plaque commémorative des 560 écrivains morts pour la France pendant la guerre de 14-18 (au Panthéon), no 50356[4].
Les Loups, journal d'action d'art reparaît brièvement après la guerre, en 1924, sous la direction de Maurice Wolff (1869-1933)[5].