L'ancre symbolisait l’espérance mais aussi la fermeté dans la foi, la conscience, la pauvreté, les tribulations et le salut. Une signification est donnée dans l’Épître aux Hébreux (6,19): «Nous avons cette espérance comme une ancre pour l’âme, ferme et sûre».
Paulin de Nole, invoquant son saint patronFélix, s’écrie: « Qu’en toi soit pour mon cœur fixée l’ancre de la double vie ». De fait, elle est parfois liée à deux poissons, peut-être symboles de cette double vie, comme sur l'épitaphe de la tombe de Licinia avec le mot « Ichtus » « Poisson (ou Christ) des Vivants » et deux poissons. Elle pouvait aussi symboliser les poissons de la multiplication des pains ou l'une des trois vertus théologales: l'espérance, comme la croix camarguaise de nos jours. On la trouve associée au symbole de la croix (tau), du poisson (et à l’acronyme Ichtus) et bien sûr à la barque, et à la lettre E pour SPES ou à Pax tecum, Pax tibi, in pace[3].
Vers 99, le pape Clément de Rome aurait été précipité à la mer avec une ancre attachée autour du cou, comme Jonas. L'ancre pourrait ainsi symboliser à partir du Iersiècle la primauté de Rome et du pape, à la tête de l'Église dont le Christ est la Tête, comme d'après Col 1,18.
Plus tard, Clément d'Alexandrie mentionne l'ancre comme un symbole autorisé des chrétiens, avec le poisson (Ichtus). Dans son ouvrage appelé Le Pédagogue, pour les catéchumènes, il écrit: «les signes qui doivent distinguer le chrétien sont une colombe, un poisson, une nacelle portée à pleine voile vers le Ciel et l'ancre marine (anchora nautica).»[4]
↑''On la trouve aussi associée à la colombe portant un rameau d'olivier, représentée aussi sur les murs des catacombes et dans les lettres du mot ANCHOR, ancre en latin qui comprend les lettres CHR les premières lettres du mot CHRIST (qui forment le Chrisme avec le Chi Ro) et aussi NOAH, Noé ce qui signifie «paix» en hébreu, comme symbole de l'ancienne et de la nouvelle alliance.