Andésite

From Wikipedia, the free encyclopedia

Andésite
Description de cette image, également commentée ci-après
Un échantillon d'andésite (en noir) avec des cavités remplies de zéolite.
Catégorie roche magmatique
Sous-catégorie roche volcanique
Couleur grise

L’andésite est une roche volcanique, de composition intermédiaire, généralement de couleur grise.

L'andésite est la roche volcanique la plus courante après le basalte[1]. Appartenant à la série magmatique calco-alcaline, elle est le produit le plus courant du volcanisme des zones de subduction[2]. Elle est donc particulièrement caractéristique de l'arc antillais et de la ceinture de feu du Pacifique et tire son nom de la cordillère des Andes. Cependant, elle ne se trouve pas nécessairement dans le contexte tectonique de la zone de subduction car elle est définie par sa composition chimique plutôt que par les conditions dans lesquelles elle s'est formée. Les volcans à prédominance de lave andésitique sont de nature explosive et produisent non seulement de la lave, mais aussi de grandes quantités de téphras. Les éruptions volcaniques andésitiques peuvent donc être très dangereuses et puissantes tandis qu'elles s'accompagnent souvent de la formation de nuées ardentes[3].

L'andésite est de couleur gris foncé à clair ou brun. Sur le plan minéralogique, elle est composée principalement de pyroxène, de plagioclase et d'amphibole. La composition de l'andésite est entre celle du basalte et de la dacite, caractérisée par une transition de couleur douce, le basalte non concassé étant noir, l'andésite principalement gris foncé ou brun et la dacite gris clair. La structure de l'andésite est principalement porphyrique, des phénocristaux apparaissent dans la roche à grains fins prédominante[4].

Les éruptions volcaniques les plus puissantes des temps historiques ont été principalement de composition andésitique. Il s'agit notamment de Tambora (1815), Krakatoa (1883), montagne Pelée (1902), mont Katmai (1912), mont Saint Helens (1980) et Pinatubo (1991).

Classification de Streckeisen pour l'andésite
Classification de Streckeisen pour l'andésite
Classification de Streckeisen pour l'andésite
Classification de Streckeisen pour l'andésite

La définition moderne de l'andésite, comme celle des autres roches ignées, a été élaborée par la sous-commission de la systématique des roches ignées de l'Union internationale des sciences géologiques (UISG)[4].

Une fois la composition minéralogique modale de la roche déterminée, l'andésite est classée à l'aide de la classification de Streckeisen, ou diagramme QAPF (quartz, feldspaths alcalins, plagioclases, feldspathoïdes), comme suit :

  • Q/(Q+A+P) compris entre 0-20 %,
  • F/(F+A+P) compris entre 0-10 %,
  • P/(A+P) supérieur à 65 %,

et une teneur en minéraux colorés (principalement les pyroxènes, les amphiboles, la biotite et l'olivine) inférieure à 35 %. La proportion de minéraux colorés distingue l'andésite du basalte, dont la proportion de minéraux colorés est supérieure à 35 %.

L'andésite, comme la plupart des roches volcaniques, présente une structure microlitique[5]. Les andésites sont souvent riches en phénocristaux de feldspaths plagioclase et de minéraux ferromagnésiens (hornblende brune, pyroxènes, amphiboles…), noyés dans une pâte appelée verre[5].

L'andésite est l'équivalent volcanique de la diorite plutonique[6].

Elle a pour température de fusion la fourchette de 900~1 100 °C[7].

Occurrences

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI