André Terrasse

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Décès (à 79 ans)
Fontainebleau
Nationalité Française
Activité principale Pianiste, soliste, concertiste
André Terrasse
Naissance
Chamonix-Mont-Blanc
Décès (à 79 ans)
Fontainebleau
Nationalité Française
Activité principale Pianiste, soliste, concertiste
Style Musique classique
Activités annexes Professeur de musique
Collaborations Maurice Crut
Formation Conservatoire national supérieur de musique de Paris
Maîtres Marcel Ciampi, Maurice Hewitt
Famille Famille Terrasse
Récompenses

Scènes principales

André Terrasse, né le à Chamonix-Mont-Blanc et mort le à Fontainebleau est un pianiste, soliste et interprète français.

Famille

Il est le petit-fils du compositeur français Claude Terrasse et le petit-neveu du peintre Pierre Bonnard[1]. Son père, Jean Terrasse (1892-1930) est présent dans plusieurs tableaux réalisés par Pierre Bonnard. Sa mère, Hélène van Praet (1892-1978), appartient à une ancienne famille de la noblesse belge.

Formation et prix

En , il obtient un second prix de piano au Conservatoire national supérieur de musique de Paris[2], puis en , il obteint un premier prix de piano dans la classe de Marcel Ciampi, au Conservatoire national supérieur de musique de Paris[3], ainsi qu'un premier prix de musique d’ensemble (classe Maurice Hewitt), récompenses bientôt suivies d’un diplôme de pédagogie musicale[4].

En 1953, il obtient le premier prix du concours international de musique de Darmstadt. Puis, l'année suivante, il est Lauréat du concours international de Genève[5].

Carrière musicale

André Terrasse est décrit dans la presse étrangère comme un « vrai poète du piano »[6]. Au cours de sa carrière de concertiste, André Terrasse a fait découvrir de nombreuses œuvres originales de compositeurs des XIXe et XXe siècles[7].

Sa carrière de soliste au piano, commence en 1953, par des concerts de piano en France et à l’étranger (Suisse, Allemagne, Portugal, Belgique, Indonésie…). Il est salué par la presse française et étrangère comme l'un des meilleurs pianistes de sa génération[5].

Soliste à l'Office de radiodiffusion-télévision française (ORTF), il prête également son concours à de nombreuses radios étrangères.

Durant les années 1950-1960, André Terrasse se produit en duo avec le violoniste Maurice Crut[8],[9], avec lequel il enregistre en 1958 la 1re sonate pour violon et piano d'Arthur Honegger.

Le à l'École normale de musique de Paris, en présence de Florent Schmitt, ils jouent la 2e sonate de Georges Enesco, la « Sonate libre » de Florent Schmitt et la Sonate à Kreutzer de Beethoven : leur prestation respective leur vaut ces commentaires du critique musical Yves Hucher : « le beau coup d'archet, la parfaite justesse, la très belle sonorité de Maurice Crut ; la précision, la finesse, la diversité du jeu d'André Terrasse »[7].

S'attachant plus particulièrement à mieux faire connaître la musique de leurs temps, on leur doit plusieurs créations d'œuvres contemporaines, parmi lesquelles la 2e sonate de Marcel Mihalovici donnée le à l'École normale de musique de Paris, la Fantasy pour violon et piano du compositeur américain Donald Harris (en), jouée le à un concert de la Société nationale de musique, et la diffusion de pages jamais ou rarement jouées telles la Sonate en mi bémol majeur de Paul Hindemith, la Sonate op. 80 de Sergueï Prokofiev, la Sonatine d'Henry Barraud, la Sonate de Guillaume Lekeu. En , lors d'un concert au Conservatoire de musique de Genève, organisé par la Société internationale pour la musique contemporaine, le duo fait découvrir au public suisse des œuvres d'Honegger, Messiaen, Bartok et Webern. Néanmoins le répertoire classique reste aussi au programme, comme Schubert joué en 1956 au Théâtre des Champs-Élysées[7].

En 1963, André Terrasse enregistre les Petites scènes familières pour piano, composées en 1893 par son grand-père Claude Terrasse[5].

En , André Terrasse interprète, à la Salle du Conservatoire, en duo avec Maurice Crut, quatre sonates pour piano et violon de l'école contemporaine (Claude Delvincourt, Marcel Mihalovici, Arthur Honegger, Georges Enesco). Ceci pour le trentième anniveraire de l'association musicale du Triptyque, fondée par le musicien Pierre d'Arquennes[10].

En 1971, il fonde l'école municipale de musique de Montereau, qu'il préside. Il est membre du jury du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris[5].

Mort

Il meurt le , à l'âge de 79 ans, à Fontainebleau[11]. Il est inhumé au cimetière de Nonville (Seine-et-Marne)[12].

Hommages

Pour approfondir

Notes et références

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