Andrea Pazienza

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Andrea Pazienza
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Andrea (Michele Vincenzo Ciro) Pazienza est un auteur de bande dessinée, dessinateur et illustrateur italien, né le à San Benedetto del Tronto et mort le à Montepulciano[1].

Il est considéré comme l'un des auteurs les plus représentatifs et novateurs de sa génération. Ses œuvres, qui dépeignent des personnages comme Massimo Zanardi (it) et Pentothal (it), font l'objet d'expositions, d'hommages et de rééditions au fil des ans. La vie et les travaux de Pazienza ont inspiré le film Paz! (it)[2],[3],[4],[5].

Pazienza naît à San Benedetto del Tronto, dans la province d'Ascoli Piceno, le [6] ; ses parents sont Enrico Pazienza et Giuliana Di Cretico, tous deux enseignants. Sa famille vit à San Severo, dans les Pouilles. Au lycée, il se lie d'amitié avec le futur auteur de bande dessinée Tanino Liberatore. En 1974, il intègre le DAMS à l'université de Bologne, mais il abandonne ses cours en fin de licence. Il participe au mouvement de contestation lié au mouvement de 1977, qui lui inspire la bande dessinée Le straordinarie avventure di Pentothal ; il est alors publié pour la première fois, dans Alter Alter, en 1977. Cette même année, il devient membre du groupe qui rédige Cannibale (it), une revue expérimentale de bande dessinée pour adultes, dans un style humoristique et satirique, fondée par Stefano Tamburini et Massimo Mattioli, auxquels se joint ensuite Tanino Liberatore. Entre 1979 et 1981, il collabore à l'hebdomadaire satirique Il Male. En 1981, avec le groupe du Cannibale ainsi que Vincenzo Sparagna (it), il fonde le mensuel Frigidaire (it), où apparaît le personnage de Massimo Zanardi (it). Cette collaboration conduit à une production intense pour Pazienza. Il crée notamment des personnages comme Francesco Stella, L'investigatore senza nome, Pertini ; il collabore avec des auteurs comme Nicola Corona et Marcello D'Angelo. En parallèle, il réalise d'autres travaux graphiques (couvertures de disques, calendrier, illustrations d'articles...).

Il se consacre également à l'enseignement, d'abord à la Libera Università di Alcatraz Santa Cristina di Gubbio de Dario Fo. En 1983, à Bologne, il participe à la Scuola di Fumetto e Arti Grafiche Zio Feininger (it) jusqu'en , expérience qu'il relate dans le roman graphique Pompeo (it).

En outre, il signe plusieurs affiches pour le cinéma, par exemple La città delle donne de Federico Fellini (1980), Lontano da dove (1983), ainsi que des vidéoclips et des campagnes publicitaires. Dans le domaine du théâtre, il réalise des scénographies. Il est également peintre et, en 1982, ses œuvres sont exposées à la Galleria d'arte moderna di Bologna (it), en 1983 à Milan (galerie Nuages), au Palazzo delle Esposizioni de Rome (avec Francesco Tullio Altan e Pablo Echaurren). Il réalise également des peintures murales.

À cette époque où Pazienza jouit d'une grande notoriété, il consomme des drogues, notamment de l'héroïne, alternant entre des périodes de sevrage et des périodes de rechute. Dans une interview de Red Ronnie (it) en 1984, Pazienza tourne le sujet en plaisanterie bien que sa compagne, Elisabetta Pellerano, l'ait quitté[7]. Par la suite, Pazienza épouse l'auteure de bande dessinée Marina Comandini en 1986. En parallèle, il collabore avec les principaux périodiques italiens de bande dessinée, comme Linus, et il participe à la création du mensuel Frizzer. Il exerce également pour Tempi Supplementari, Ajav (supplément de Linus), Tango (it) (supplément du quotidien L'Unità), Zut (revue satirique dirigée par Vincino) et avec Comic Art. En 1987, il réalise la scénographie du spectacle de danse Dai colli du chorégraphe Giorgio Rossi (it) et il participe à la mise en scène du Petit Diable[8] de Roberto Benigni.

Il meurt subitement dans la nuit du à Montepulciano. Bien que la famille n'ait jamais révélé la cause officielle de son décès[9], laissant entendre l'évolution de causes naturelles[10], Sergio Staino évoque une overdose d'héroïne[11]. Sa dépouille repose dans le cimetière de San Severo. Il avait communiqué à son père son souhait d'être inhumé à cet endroit, sous un arbre[12].

Œuvres

Références

Annexes

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