Andrea Pfeifer suit ses études dans une unité spéciale pour enfants présentant de grandes facilités[1]. Elle obtient son baccalauréat à 17 ans et reçoit un prix pour ses bons résultats[1].
Elle est confrontée assez jeune à la maladie : lorsqu’elle a 11 ans, sa mère est diagnostiquée avec une maladie chronique et est dès lors régulièrement hospitalisée[1]. Le jour de la remise de son baccalauréat, elle apprend que son père a fait un infarctus[1]. Cette histoire familiale la pousse à s’intéresser aux maladies pour lesquelles aucun traitement n’est disponible[3].
Elle étudie à l’université de Wurtzbourg, où elle obtient un doctorat en pharmacie et toxicologie. Elle effectue son post-doctorat en biologie cellulaire et moléculaire au National Institutes of Health de Bethesda aux États-Unis[4].
Elle rejoint Nestlé en 1989 pour faire de la recherche en technologie génétique. Elle est nommée cheffe du département de bio-science, puis du département des sciences du vivant. En 1998, elle devient la directrice du centre de recherche de Nestlé, où elle dirige plus de 600 personnes[4].
Parallèlement à ses activités professionnelles, elle est nommée en 1999 privat docent à la faculté de médecine de l'université de Lausanne et, en 2000, devient professeure à l’École polytechnique fédérale de Lausanne[4]. Elle co-crée également le Nestlé Venture Capital Fund, un fonds de capital-risque destiné à soutenir des projets innovants doté de 100 millions d’euros[5].
En 2003, elle est approchée par un groupe de scientifiques, dont Claude Nicolau, chercheur en biophysique cellulaire et Jean-Marie Lehn, prix Nobel de chimie et spécialiste de la chimie supramoléculaire, qui voulaient créer une start-up[6].
C’est ainsi que naît en 2003 à Écublens l'entreprise ACImmune qui cherche à développer un traitement contre la maladie d'Alzheimer[6], notamment en s’attaquant à la formation de plaques amyloïdes, conduisant à la démence sénile. Les équipes de la start-up veulent également améliorer le diagnostic de la maladie afin de pouvoir la traiter le plus vite possible[6].
En 2003, elle est nommée présidente de Biotechmedinvest AG Investment Fund basé à Bâle[5].
Andrea Pfeifer est tutrice d'étudiantes du campus de l’EPFL[3].