Andreas Osiander
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| Père |
Andreas Osiander (d) |
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Anna Herzog (d) |
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Katharina Osiander (d) Agnes Osiander (d) Veronika Osiander (d) Lucas Osiander |
| A travaillé pour | |
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| Personnes liées |
Philippe Mélanchthon (épistolier), Wolfgang Fabricius Köpfel Capiton (épistolier), Ulrich Zwingli (épistolier) |
Andreas Osiander, né le à Gunzenhausen, principauté d'Ansbach - mort en 1552 à Königsberg, en Prusse royale, théologien réformateur.
Né à Gunzenhausen dans la principauté d'Ansbach le , Osiander fait ses études à l'université d'Ingolstadt avant d'être ordonné prêtre en 1520 à Nuremberg. La même année, il commence à enseigner l'hébreu, au sein d'un couvent d'augustins.
En 1522, il embrasse publiquement le luthéranisme. Il rencontre alors Albert de Brandebourg, grand maître de l'ordre Teutonique, et contribue grandement à sa conversion au protestantisme. Il joue également un rôle éminent dans le passage à la Réforme de la ville de Nuremberg en 1525, année durant laquelle il se marie. Il est présent au colloque de Marbourg en 1529 et à la diète d'Augsbourg en 1530.
En 1532, il rencontre Thomas Cranmer, le futur archevêque de Canterbury, alors ambassadeur. Cranmer, qui devient bientôt son ami, l'interroge au sujet du divorce du roi Henri VIII d'Angleterre. La réponse d'Osiander ne sera publiée qu'en 1537 : Von der verbotenen Heiraten. Décidément bons amis, Cranmer décide d'épouser la nièce d'Osiander, Margarete, rompant ainsi publiquement son vœu de célibat.
Osiander fut ensuite appelé en Prusse-Orientale en 1549 et finit sa vie comme pasteur et professeur à l’université de Königsberg. Il meurt le .
Amateur de mathématiques, il s'occupa de publier De revolutionibus orbium coelestium de Nicolas Copernic en 1543. Il écrivit une préface anonyme dans laquelle il explique que l'héliocentrisme n'est qu'une hypothèse mathématique commode qui ne saurait décrire les mouvements réels du système du monde[1] (thèse que défendit en 1616 le cardinal Robert Bellarmin contre Galilée). Déjà en 1584 Giordano Bruno dénonce cette interprétation des idées coperniciennes comme due à «certaine Épître liminaire accolée au livre par je ne sais quel âne ignorant et présomptueux»[2]. L'ambiguïté subsistera cependant longtemps.
Il fut aussi un ami du mathématicien Girolamo Cardano et publia son Ars Magna.
Sa descendance comporte plusieurs pasteurs et théologiens luthériens parmi lesquels son fils Lucas Osiander (l'Ancien) et son petit-fils Lucas Osiander le Jeune.