André-Jean Godin est le fils de Pierre Godin (1872-1954), un haut fonctionnaire ayant commencé sa carrière en Algérie, sous-préfet en Algérie puis en métropole, préfet et directeur du cabinet civil de Georges Clemenceau en 1917 puis après la Première Guerre mondiale, conseiller de Paris et un temps président du Conseil municipal et magistrat à la Cour des comptes.
Formation et jeunesse
André-Jean Godin entre lui-même dans l'administration après des études de droit et d'économie. Après avoir occupé plusieurs fonctions au sein du ministère des finances, il devient attaché au cabinet d'Henry Bérenger, président de la Commission des finances du Sénat.
Maroc (1926-1928)
André-Jean Godin est chef de cabinet du directeur général des finances du Maroc de 1926 à 1928. Il enseigne aussi à l'école de droit de Rabat.
Administration préfectorale (1928-1939)
André-Jean Godin entre alors dans l'administration préfectorale, avec un intermède comme chef de cabinet d'André Tardieu quand celui-ci est ministre de l'intérieur (1928-1930)[1].
Seconde guerre mondiale
Mobilisé en 1940, André-Jean Godin se trouve à Vichy au moment du vote des pleins-pouvoirs au maréchal Pétain et intervient auprès de ses connaissances parlementaires pour contester le défaitisme de ce dernier. Retrouvant ensuite un poste à la préfecture de police de Paris, il participe à la mise en place d'un réseau de renseignement à l'intérieur de la police parisienne au service du général de Gaulle[1].
En 1949, il devient secrétaire de l'intergroupe RPF et quitte, l'année suivante, le Parti radical.[réf.nécessaire]
Lors des élections législatives de 1951, il est réélu député de la Somme, sous l'étiquette du RPF, et devient vice-président de l'Assemblée[1].
En 1956, cependant, il ne se représente que pour la forme, en dernière position d'une liste de droite soutenue notamment par le minuscule Parti républicain paysan, qui ne fait qu'un score marginal.
Fin de vie
André-Jean Godin renoue alors avec la carrière administrative[évasif] tout en participant à la vie publique au travers de divers mouvements de défense des contribuables[évasif]. Il est notamment, à la fin des années 1970, président de l'Union de défense des libertés, auprès de Pierre Poujade.[réf.nécessaire]