André-Toussaint Marquezy, également orthographié Marquezi, né le à Toulon, mort le à Toulon, est un révolutionnaire français.
Riche propriétaire, il embrasse les principes de la Révolution et, au moment de l'organisation des municipalités, devient commissaire près l'administration municipale de Toulon. Membre de sociétés patriotiques, il s'oppose aux insurrections fédéralistes, qui voient l'entrée des Anglais dans la ville.
André-Toussaint Marquezy naît le à Toulon[1]. Il est le fils de Jacques-François Marquezy, traiteur, et de son épouse, Magdeleine Lambert.
Devenu marchand quincailler, il épouse à Toulon, le , Rose-Victoire Ventre[2].
Élu le 23 germinalan VI () député du Var au Conseil des Cinq-Cents, André-Toussaint Marquezy siège parmi les députés de la gauche avancée et crée, avec Antonelle et l'imprimeur René Vatar le Journal des Hommes libres, dans lequel il attaque aussi bien les royalistes que le Directoire[3].
Lors d'une rencontre, il critique sur ses mœurs et sa vie privée Barras, qui, pour se venger, le fait dénoncer comme parent d'émigré et envoie à Toulon chercher des pièces à l'appui de sa dénonciation, afin de le faire chasser du Corps législatif. Mais il échoue, Marquezy ayant été constamment fonctionnaire public de 1793 à 1798, ce qui aurait été en contradiction avec la loi du 4 brumairean IV ().
En 1799, Marquezy tente d'obtenir la formation d'une commission chargée de dresser l'acte d'accusation de l'ex-ministreSchérer, parent et protégé du Directeur Reubell, et demande que cette commission soit chargée de poursuivre «traîtres» et les «dilapidateurs», visant des généraux et des Directeurs. Après le coup d'État du 30 prairial an VII (18 juin 1799), il dénonce une prochaine « explosion royaliste » en août et obtient, le 26, la formation d'une commission chargée de présenter un rapport sur les émigrés saisis dans les territoires occupées par la France. Le , devant les périls intérieurs (dans le Sud-Ouest et l'Ouest) et extérieurs, il demande que la patrie soit déclarée en danger.
Rentré en France à la Restauration, il n'est pas inquiété et abandonne toute vie publique jusqu'à sa mort, le [4], à l'âge de 74 ans.
Notes et références
↑Registre des baptêmes, mariages, sépultures de la paroisse Saint-Louis de Toulon (1761), cote 7 E 145_50 (Acte de baptême d'André-Toussaint Marquezy), Archives départementales du Var, 61p. (lire en ligne), p.52
↑Registre des baptêmes, mariages, sépultures de la paroisse Sainte-Marie de Toulon (1791), cote 7 E 144_116 (Acte de mariage entre André-Toussaint Marquezy et Rose-Victoire Ventre), Archives départementales du Var, 152p. (lire en ligne), p.52
↑Michaud (dir.), Biographie universelle, ancienne et moderne, ou Histoire, par ordre alphabétique, de la vie publique et privée de tous les hommes qui se sont fait remarquer par leurs écrits, leurs actions, leurs talents, leurs vertus ou leurs crimes, t.LXIII, Paris, Louis-Gabriel Michaud, , p.199
↑Registre des décès de la ville de Toulon (1836), cote 7 E 146_148 (Acte de décès d'André-Toussaint Marquezy), Archives départementales du Var, 503p. (lire en ligne), p.162
Michaud (dir.), Biographie universelle, ancienne et moderne, ou Histoire, par ordre alphabétique, de la vie publique et privée de tous les hommes qui se sont fait remarquer par leurs écrits, leurs actions, leurs talents, leurs vertus ou leurs crimes, Paris, Louis-Gabriel Michaud, 1843, tome 73, p. 199-200
Amédée Gabourd, Histoire de la Révolution et de l'Empire: Consulat, Paris, Victor Lecoffre, 1863, tome 1, p. 411-412