André Bernier (journaliste)
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André Bernier, né vers 1950, est un journaliste et auteur québécois. Il est originaire de Sherbrooke, en Estrie.
Membre de la toute première cohorte en Arts et lettres du Cégep de Sherbrooke[1], il est titulaire d'un baccalauréat (1974) et d'une maîtrise en français (1978) de l'Université de Sherbrooke[2].
Il a ensuite complété des études en journalisme radio-télévision à l'École ProMédia de Montréal en 1991[2].
Débuts
André Bernier a été journaliste pour de nombreux médias québécois au cours d'une carrière s'étant étirée sur cinq décennies.
Passionné d'information dès l'enfance, il a créé son propre journal hebdomadaire, Le Type, comprenant articles, bandes dessinées et publicités à l'âge de dix ans[3]. Ce journal, distribué dans son voisinage à cinq sous pour une location, a été publié pendant six ans[4].
Cette expérience autodidacte ouvre les portes des médias professionnels à André Bernier lorsqu'il a 14 ans, publiant son tout premier article le dans Le Journal de Sherbrooke[5]. Il y écrit, notamment sous la supervision de Pierre Foglia[4], jusqu'au , signant les chroniques Variétés sportives et Coup de circuit (baseball).
Il est ensuite employé par L'Hebdo de Sherbrooke, du au , où il dirigera les pages sportives. André Bernier signera aussi la chronique Coup d'œil sportif et la chronique musicale Dans le vent[2].
Entre le et le , il signe la chronique Ici et là dans les Cantons de l'Est pour le journal La Patrie, puis rédige des textes dans les pages sportives du Dimanche-matin entre février et avril de la même année.
La Tribune
André Bernier est ensuite repêché par le quotidien Sherbrookois La Tribune, où il travaille du au [2]. Il y tient les chroniques L'Opinion de André Bernier, puis, de à 1972, La Tribune Jeunesse. De mars à , il collabore à la page éditoriale alors qu'il n'est âgé que de 22 ans. En parallèle, il rédige toujours des dépêches pour les pages sportives. À son deuxième passage au quotidien, au , on lui confie la responsabilité de la chronique Télé-propos.
Le Journal de Montréal
Entre le et le , André Bernier est employé par Le Journal de Montréal. Après une brève pause, il y sera de retour de 1988 jusqu'au [2]. Il y exerce principalement la fonction de réviseur de textes (pupitre), puis il signe des critiques littéraires dans le cahier week-end entre 1984 et 1986.
Bref passage au journal Le Matin (février - ), où il est adjoint au directeur des pages culturelles et critique littéraire. En 1988, il signe la chronique Sport rétro sur l'histoire des sports dans le Magazine Présent.
Le Miroir de l'Estrie
Le , André Bernier co-fonde Le Miroir de l'Estrie, dont il est le coéditeur et rédacteur en chef jusqu'au [2]. Il y signera notamment une chronique sur l'histoire de Sherbrooke. L'hebdomadaire est tiré à 40 000 exemplaires.
Visages
Quelques années plus tard, André Bernier lance un second média, le magazine Visages, dont 92 numéros ont été publiés d' à [2]. Le journaliste y occupe les fonctions de président, éditeur et rédacteur en chef. Il y signe une chronique en page 3 et réalise de nombreuses entrevues avec des personnalités connues, dont Clémence DesRochers, France Beaudoin, Éric Lapointe, Jocelyn Thibault, Garou, Jean-Luc Mongrain, Richard Séguin, Michel Côté[4].
The Record
À l'automne 1999, André Bernier signe la chronique French connection dans l'hebdomadaire anglophone The Record.
Le Journal de Sherbrooke
Entre le et le , André Bernier signe 586 chroniques sous la bannière Tour de ville dans le Journal de Sherbrooke[2].
EstriePlus.com
La chronique Tour de ville 2.0 migre vers EstriePlus.comdu au .
Divers
Au cours de ses cinquante ans de carrière, André Bernier a également publié des textes dans Liaison (1976), L'Estrie (1979), Le Trente (Publié par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec) et TV Hebdo (1988).
Il a également été lecteur de nouvelles et animateur radio et télé à CHLT et Télé 7, Sherbrooke, de 1968 à 1970 – lecteur de nouvelles à CJMS et CKMF, Montréal, en 1990-1991[2].
Enseignement
André Bernier a brièvement enseigné le journalisme à l'Université de Sherbrooke en 1993-1994[2].
Prix de journalisme Françoise-Gaudet-Smet
En 2006, André Bernier reçoit le prix de journalisme Françoise Gaudet-Smet par la Société St-Jean-Baptiste de Sherbrooke[6].

Carrière d'auteur
En parallèle au journalisme, André Bernier a publié plusieurs ouvrages littéraires. Il est également cofondateur de l'Association des auteurs des Cantons de l'Est (1977), dont il a été le deuxième président (1978-1979)[2].
Parmi ses autres implications, notons qu'il a dirigé la revue littéraire Passages en 1987-1988 et qu'il a été juré aux Prix littéraires du Journal de Montréal en 1985. En 1992, André Bernier a occupé la direction adjointe du Salon du livre de l'Estrie[2].
En 2019, André Bernier a été nommé membre honoraire de l'Association des auteures et auteurs de l'Estrie[7],[6].
Théâtre
- Les iconoclastes, théâtre, éditions Cosmos, 1977
- Les Jambes, théâtre, éditions Naaman, 1980
Romans
- La Magie des danseuses, roman, éditions Sedes, 1992
- Satan sort au printemps, roman, éditions de l’Apothéose, 2019
- La fille du Plateau, roman, éditions Goélette, 2024
Inédits
- Feu l'amour, théâtre
- La fête, pièce en un acte

