André Bouéry

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Sépulture
Pseudonyme
Lou Campanè d'AspetVoir et modifier les données sur Wikidata
André Bouéry
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Pseudonyme
Lou Campanè d'AspetVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Poète, chansonnier, musicien, receveur de l'enregistrementVoir et modifier les données sur Wikidata

André Bouéry, né à Luchon le de Jean-Louis Bouéry capitaine en retraite et Marie-Jeanne Barrère[1], au numéro 13 de la rue Germès et mort à Pamiers le , est musicien et poète gascon. Son corps repose à Nestier.

Œuvre

François-Clément-André-Dominique Bouéry est le fils de Jean-Louis Bouéry, capitaine puis tanneur et maire d'Aspet, et de Marie-Jeanne Barrère. Sa sœur Victorine-Thérèse, est de dix ans sa cadette. Il passe son enfance et sa jeunesse à Aspet, ville de ses ascendants paternels à laquelle il vouera la plupart de ses chansons en gascon.

Il entre au séminaire à Polignan (aujourd'hui Polignan-Montréjeau), où sa sensibilité littéraire est remarquée[2]. Vers 1844, il est nommé surnuméraire de l'Enregistrement, à Aspet, où il fonde et dirige la fanfare et l'orphéon, qui lui survivront jusqu'en 1914. Il épouse Marie Refouil, fille d'un percepteur, en 1851, à Nestier. De leur union naissent trois enfants : deux décèdent à l'âge de vingt ans[3].

Il termine sa carrière administrative comme conservateur des hypothèques, à Pamiers. Il est inhumé à Nestier, en 1879. Un monument en sa mémoire est érigé à Aspet le [4].

Son œuvre poétique et musicale comprend trois ensembles distincts : l'adaptation ou imitation d'œuvres classiques, notamment de Mozart, Beethoven ou Schubert, qu'il complète de paroles en langue française ; des noëls et cantiques qu'il fait rimer pour les cérémonies de la paroisse d'Aspet tenue par le père Alexis Castex ; des compositions personnelles, dont beaucoup sont rédigées en gascon pyrénéen.

Bouéry adapte les airs qu'il compose aux carillons diatoniques[5] de l'église d'Aspet, à l'installation desquels il a fortement contribué.

Il publie quelques poèmes pour la première fois, à compte d'auteur en 1872 sous le titre « Cansous d'éd campanè d'Aspet = Chansons patoises du sonneur d'Aspet : Avec la traduction en vers français similaires ». Ses chansons intègrent des manuels recommandés aux établissements scolaires et sa renommée devient alors nationale, avec la chanson « pour enfants » d'abord, puis environ une chanson sur trois au sein de plusieurs manuels tel que « Premiers chants de l'enfance[6] ».

Le mont Cagire, emblématique des vallées du Ger et du Job, inspire son œuvre dès le séminaire :

« Par-delà le tapis de la plaine ondulante, Où la Garonne roule, en flots désordonnés, J'aime à te contempler, silhouette vigilante. Grâce te soit rendue, Fleuron des Pyrénées ! » in Ave, Cagire !

« (...) Biro, biro, biro Décap a Cagiro, Arrénoulat - (...) Vire, vire, vire, Vole vers Cagire, Pauvre Hirondeau »[7] in Arrénoulat[8]

Bibliographie

Principales références

Liens externes

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