André Dumont

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Naissance
Décès
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IxellesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domiciles
Liège (d) (-), Louvain (d) (-), Strépy-Bracquegnies (-), Anvers (d) (-), Louvain (d) (-), Bruxelles (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
André Dumont
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 73 ans)
IxellesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domiciles
Liège (d) (-), Louvain (d) (-), Strépy-Bracquegnies (-), Anvers (d) (-), Louvain (d) (-), Bruxelles (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Université catholique de Louvain ( - )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Famille
Maison André-Dumont (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Père
Autres informations
A travaillé pour
Université catholique de Louvain (à partir d')Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de
Société géologique de Belgique (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Maîtres
Distinction

André Dumont (Liège, - Ixelles, [1]) est un ingénieur des mines, professeur des mines et de géologie à l'Université catholique de Louvain et industriel. Il a découvert l'existence d'un massif houiller en Campine belge et, se faisant industriel, a entrepris l'exploitation des richesses houillères de la Campine.

Découverte du gisement de Campine

Léon André Dumont, né à Liège le , est le fils du géologue André Hubert Dumont (1809-1857), auteur de la première carte géologique de Belgique, et d'Amélie De Jaer. Il épouse le Marie Thérèse Meeùs à Anvers qui engendre trois enfants.

Il fait ses études à l'Université catholique de Louvain de 1866 à 1870 et y obtient le diplôme d'ingénieur. Il a notamment pour professeur Guillaume Lambert, éminent titulaire de la chaire d'exploitation des mines. Il commence sa carrière professionnelle comme ingénieur aux charbonnages de Bracquegnies. Il publie plusieurs mémoires qui attirent l'attention du monde académique. L'Université de Louvain fait alors appel à lui pour occuper la chaire d'exploitation des mines. Il s'intéresse dans cet office aux progrès des techniques d'extraction minière en Belgique et à l'étranger[2].

Statue de André Dumont, Louvain

À la suite des progrès de la géologie structurale de Belgique, on spéculait depuis un certain temps (1876[3]) sur l'existence d'un bassin houiller au nord du sillon Liège-Namur-Charleroi. Dès 1877, il envisage la présence d'un gisement important de charbon en Campine. Il publie un mémoire dans lequel il avance l'hypothèse de l'existence d'un bassin houiller très riche dans le nord du pays faisant partie du croissant charbonnier partant du bassin de la Ruhr (en Allemagne) et se prolongeant jusqu'au centre de l'Angleterre. Son hypothèse ne rencontre au départ qu'un grand scepticisme des milieux industriels et politiques[2].

Le , ayant réussi à rassembler les capitaux nécessaires, André Dumont fonde une Société anonyme de recherches et d'exploitation. Le , il entreprend un premier sondage en Campine à Elen. Ce forage doit être abandonné à 60 mètres de profondeur. Le de la même année, il entreprend un second forage, d4/B-31 (51° 04′ 05″ N, 5° 43′ 44″ E), voisin du premier qui est abandonné à 878,55 mètres dans de la roche rouge. Ces deux échecs ne le découragent pas et, après avoir fondé la Nouvelle société de recherches et d'exploitation avec le sondeur Anton Raky, il entreprend un troisième sondage, le Z3/B-1 (51° 00′ 45″ N, 5° 34′ 48″ E) qui atteint la première couche de houille le à 541 mètres de profondeur dans la commune de As[4]. En Belgique et en France, il ne cessera de promouvoir de nouvelles techniques d'exploitation minière. À Louvain, il fonde l'Association des Ingénieurs des Mines (Vereniging voor Mijnbouwingenieurs).

Sondage Z3/B-1 à As (altitude 74 mètres)
NiveauPuissance (m)Teneur en matières volatiles
-458,20Toit houiller
-467,00 à -468,201,2035,5
-477,40 à -477,600,20
-493,70 à -493,800,10
-500,05 à -500,300,25
-501,55 à -502,250,7038,1
-511,10 à -512,150,75 (?)34,2
-518,80 à -519,700,9036,4
-557,00 à -557,100,10
-574,50 à -575,501,0037,7
-576,30 à -576,800,5036,2
-577,60 à -578,000,4040,0 (fin de sondage)

Une véritable fièvre s'empare alors du public et, en 3 ans, 64 sondages sont réalisés pour évaluer l'étendue du nouveau bassin[5].

Neuf concessions furent attribuées en 1906-1907, qui menèrent à sept charbonnages créés pour exploiter ce bassin houiller : Winterslag (1917), Beringen (1922), Eisden (1922), Waterschei (1924), Zwartberg (1924), Zolder (1930) et Houthalen (1939)[6]. André Dumont avait lui-même sa propre société minière « La SA des Charbonnages André Dumont sous Asch ».

Le pic de production en Campine sera atteint après la Seconde Guerre mondiale. Avec l'arrivée de carburants fossiles meilleur marché, ils furent progressivement abandonnés. Le dernier siège d'exploitation, à Zolder, ferma ses portes le .

Hommages et distinctions

Références

Liens externes

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