André Galland
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André Galland, né le à Sedan dans les Ardennes et mort le à Paris (9e arrondissement)[1], est un dessinateur et illustrateur français, fait chevalier de la Légion d'honneur en 1933, en reconnaissance d'une œuvre ayant influé sur son époque.
Artiste éclectique, il a aussi créé des faïences, des affiches et des lithographies.
Il effectue des études aux Beaux-Arts de Paris, et aux Arts décoratifs[2]. Il a fait ses premières armes de dessinateur avec Paul Renouard, qui est un de ses mentors[3]. Quelques années plus tard, il en devient l’élève aux Arts décoratifs[3]. Il a appris à utiliser une méthode originale de dessin, dite « des points d'os », qui aide les reporters utilisant le crayon à enregistrer et rendre dans un dessin une scène animée, avant que l'usage de la photographie ne leur fasse concurrence[3]. Galland se définissait d'ailleurs comme « croquiste reporter »[4].
Avant la grande guerre
Dès 1904, il illustre des livres pour la jeunesse, notamment pour les éditions Offenstadt. Avant 1914, il réalise des fascicules de romans populaires et des illustrations, grâce à Charles Clérice qui ayant besoin d’un aide le prend à ses côtés. Il participe à la réalisation de la bande dessinée L’Espiègle Lili dans la revue Fillette, en 1916, une série en bande dessinée, avec des blocs de texte denses en dessous des images[5]. Il alterne avec André Vallet sur ce titre[5], mais les planches n'étant pas signées il est encore difficile d'attribuer certaines à l'un ou l'autre des deux illustrateurs. Il participe ainsi à la création des personnages Ninette et Clolo, avec Joseph Valle. Il contribue également à deux autres revues pour enfants, L'Épatant et L'Intrépide.
Il travaille aussi pour d'autres journaux, comme illustrateur ou dessinateur, tels que Le Dimanche illustré, Les Belles Images, Le Petit Journal, Le Journal, Le Matin ou encore Le Charivari.
L'entre-deux-guerres
Dessinateur dans la presse et pour les publicitaires, humoriste, André Galland exerce son activité dans de nombreux domaines. Il réalise des affiches pour un parti politique de droite, le Centre de propagande des républicains nationaux, mais aussi des affiches publicitaires, comme pour la Loterie nationale, la SNCF ou le chocolat Vinet. À partir de 1919, il travaille pour le magazine L’Illustration[4]. Il est aussi un concepteur prolifique de faïences pour la manufacture Henriot à Quimper[6].
Lorsque les progrès de la photographie retirent aux dessinateurs-reporters leur gagne-pain, il continue à exercer comme dessinateur durant les audiences judiciaires, notamment dans les colonnes de L'Illustration. Il conserve, par goût, ces interventions dans le reportage judiciaire. Il se passionne pour les grands procès et crayonne des centaines de croquis d'audience. Certains de ces « clichés » passent aussi à la une du Parisien.
En 1933, il est fait chevalier de la Légion d'honneur.
Le gouvernement de Vichy
Durant la Seconde Guerre mondiale, tout en continuant à travailler pour L’Illustration (jusqu'à la fermeture de ce périodique en ), il conçoit des affiches pour le gouvernement de Vichy[4].