André Girodie

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Naissance
Nom de naissance
François Georges André Girodie
Nationalité
André Girodie
Biographie
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Nom de naissance
François Georges André Girodie
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André Girodie est un historien de l'art et conservateur de musée né à Bordeaux le et mort à Paris le [3].

André Girodie est un autodidacte. Il est engagé par Jacques Doucet en 1898 comme secrétaire, avant de devenir directeur des Actes d’art et d’archéologie. À partir de 1910, il participe à la création de la Bibliothèque de Jacques Doucet. Il est chargé de constituer un Dictionnaire des artistes et ouvriers d’art de la France ce qui l'amène à compiler une importante littérature sur les artistes des écoles régionales. Il publie alors quelques études dans les Notes d'art et d'archéologie. Il publie en 1903 Les Musées d’artistes français dans leurs provinces où il développe une conception régionaliste de l'art et défend l'organisation des musées dans les provinces. Il défend de rendre aux musées de province les œuvres des artistes qui en sont originaires. Il en défend cette approche dans La Sculpture bourguignonne et les droits du Musée de Dijon parue en 1904.

Il va faire partie des historiens de l'art qui à la suite de la guerre franco-allemande de 1870 vont contester à l’Allemagne à figurer dans la « société des grandes nations créatrices » selon les propos d'Émile Mâle. Il veut défendre l'art des provinces perdues. Avant 1914, il va consacrer l'essentiel de son travail à l'Alsace. Il est un collaborateur régulier de la Revue alsacienne illustrée. Il défend la mémoire de Jean-Jacques Henner. Il veut détacher l'art alsacien de la sphère stylistique germanique qui est particulièrement sensible dans Martin Schongauer et l’art du Haut-Rhin en France paru en 1911.

Il s'engage dès le début de la Première Guerre mondiale. Il est grièvement blessé à Souain, en 1915.

À la fin de la guerre, il n'a plus d'emploi. Il collabore aux Archives alsaciennes d’histoire de l’art. Il s'intéresse alors à l'art alsacien du 18e ou du 19e siècle.

En 1927, grâce à l'appui de Raymond Koechlin, il est nommé conservateur du musée de la Coopération franco-américaine de Blérancourt. En 1940, au début de la Seconde Guerre mondiale, les collections du musée sont déplacées au château de Fougères-sur-Bièvre. En 1945, le château de Blérancourt est dévasté. Il s’emploie alors à y réinstaller le musée et à y créer un Institut d’histoire franco-américaine.

Distinction

Publications

Notes et références

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