André Gunthert
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André Gunthert, né le , est un historien de l'art et un universitaire français, maître de conférences à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), où il occupe la chaire d'histoire visuelle.
Historien des cultures visuelles, il est spécialiste de l'histoire de la photographie et de l'édition illustrée. Fondateur de la revue Études photographiques (1996-2017), animateur du Laboratoire d'histoire visuelle contemporaine (Lhivic, 2005-2016)[1] qui constitue la première équipe de recherche française consacrée au champ des Visual Studies et du média scientifique collaboratif Culture visuelle (2009-2014), il participe au développement des études visuelles francophones.
Formation
De 1989 à 2001, André Gunthert est chargé de cours en tant que doctorant puis postdoc dans les universités de Paris VIII, Paris III, à l’École nationale supérieure de la photographie d’Arles et à l’université de Mannheim.
Il soutient en 1999 à l'EHESS un doctorat en histoire de l'art intitulé « La conquête de l'instantané. Archéologie de l'imaginaire photographique en France, 1841-1895 »[2] sous la direction de Louis Marin puis de Hubert Damisch.
Carrière
Il est élu en 2001 maître de conférences à l’EHESS. Ses recherches portent en particulier sur la « révolution technologique » constituée par l'arrivée de l'image instantanée au XIXe siècle. Il poursuit actuellement ses recherches sur les nouveaux usages de l’image numérique et les usages ordinaires des images.
Auteur de nombreux articles et ouvrages sur l’histoire des pratiques de l’image, il consacre son premier livre, L’Instant rêvé, à Albert Londe. En 1996, il traduit la Petite histoire de la photographie de Walter Benjamin. En 2007, il codirige avec Michel Poivert L'Art de la photographie aux éditions Citadelles-Mazenod[3],[4] (prix de l'Académie des beaux-arts).
En 2005, il crée son premier blog consacré aux études visuelles, intitulé Actualités de la recherche en histoire visuelle (1 001 billets, 2005-2009). En , il co-signe une tribune intitulée « Le droit aux images à l'ère de la publication électronique » avec Didier Rykner, Jean-Baptiste Soufron, Giovanni Careri et Corinne Welger-Barboza[5].
En 2009, il lance un média collaboratif d'enseignement et de la recherche nommé Culture visuelle, composé de divers carnets de chercheurs dans la discipline, puis Totem (250 billets, 2009-2014) et L'Atelier des icônes (384 billets, 2009-2014). Ouvert en , L'Image sociale[6] prend la suite des blogs précédents en proposant, tel un carnet de recherche, une extension publique de ses séminaires de recherche[7] en s'inspirant de leurs fonctionnements.
Dans son approche, il défend l'idée d'analyser l'ensemble d'images car, « à ses yeux la photographie, le cinéma ou la télévision forment une seule "culture visuelle" au sein de laquelle on peut repérer des motifs récurrents[8]. »
Associé au sauvetage et au redressement de la plus ancienne association de photographes, la Société française de photographie, il y exerce la fonction de secrétaire général (1993-2005), en relance le Bulletin dès 1994, puis fonde en 1996 la revue Études photographiques[9], dont le dernier numéro, le no 35, paraît au printemps 2017, la revue s'arrêtant pour des raisons économiques comme il l'explique dans son billet de blog[10].
Depuis 2015, il publie ses réflexions sous forme de chroniques pour le magazine photo Fisheye Magazine[11] et, entre 2017 et 2021, sur le site d'Arrêt sur images dans la rubrique « Le regard oblique »[12].