André Guyaux
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| Naissance | |
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| Nationalité |
belge et française |
| Formation |
Université libre de Bruxelles |
| Activités |
| A travaillé pour | Université libre de Bruxelles Fonds national belge de la recherche scientifique Université de Haute Alsace Sorbonne Université |
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| Membre de |
André Guyaux est né le à Charleroi (Belgique). Il fait ses études à l'Université libre de Bruxelles, puis soutient sa thèse à la Sorbonne, sous la direction du professeur Brunel. Professeur de littérature française à l’université de Haute-Alsace, à Mulhouse, de 1981 à 1994, puis professeur de littérature française du XIXe siècle à l’Université Paris-Sorbonne, devenue en 2018 Sorbonne Université, il est, depuis 2019, professeur émérite de cette université, où il a enseigné vingt-cinq ans.
André Guyaux est, depuis 2007, membre de l'Académie norvégienne de sciences et de lettres et, depuis 2014, de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique.
Il est également membre du conseil scientifique de l'Association Sigismondo Malatesta et membre d'honneur du Seminario di filologia francese.
Il a fondé et dirige la collection « Mémoire de la critique » aux Presses de Sorbonne Université, devenues Sorbonne Universités Presses[1].
Formé à l'Université libre de Bruxelles, auteur d'une thèse sur les Illuminations de Rimbaud soutenue en 1981 (Poétique du fragment, publiée à La Baconnière), dirigée par Pierre Brunel, il est l'éditeur des Œuvres complètes de Rimbaud dans la Bibliothèque de la Pléiade (2009)[2] et l'auteur de nombreux articles sur le poète. Il a dirigé le Cahier de l'Herne Rimbaud (1993) et plusieurs numéros de revues sur le même sujet (Revue de l'Université de Bruxelles, 1982, Cahiers de littérature française [Paris-Bergame], 2005). Il a été, avec Hélène Dufour, le commissaire de l'exposition Arthur Rimbaud. Portraits, dessins, manuscrits, au musée d'Orsay, en 1991, et a organisé plusieurs rencontres internationales sur le poète, notamment à la Sorbonne.
André Guyaux est également spécialiste de Baudelaire. On lui doit une édition de Fusées, Mon cœur mis à nu et La Belgique déshabillée, dans la collection Folio (1986, rééd. 1993) et une autre édition, dans la même collection, de Fusées, Mon cœur mis à nu, suivis des Notes sur Laclos (2016). Sa principale contribution aux études baudelairiennes est un important ouvrage sur la « fortune » de Baudelaire : Un demi-siècle de lectures des « Fleurs du Mal » (1855-1905), aux Presses de l’Université Paris-Sorbonne, dans la collection « Mémoire de la critique » (2007). La même année et dans la même collection, il a fait paraître un volume intitulé La Querelle de la statue de Baudelaire, août-décembre 1892. Il a, en 2017, coordonné un « Hors-série » du Monde sur Baudelaire. Avec Antoine Compagnon, Jacques Dupont et Patrick Labarthe, il dirige la revue annuelle consacrée aux études baudelairiennes, L'Année Baudelaire. Il a co-dirigé l'édition, en deux volumes, des Œuvres complètes de Baudelaire dans la Pléiade (2024)[3].
André Guyaux s'intéresse également à l'œuvre de Huysmans. Il a, avec Pierre Brunel, publié en 1985, un Cahier de l'Herne Huysmans, réédité et mis à jour en 2019. Il est président de la Société J.-K. Huysmans et responsable de son Bulletin. Il a dirigé, avec Pierre Jourde, l'édition des Romans et nouvelles de Huysmans parue dans la Bibliothèque de la Pléiade en 2019. Il a co-organisé l'exposition Huysmans-Moreau. Féeriques visions, au musée Gustave Moreau (- ), et assuré, avec Stéphane Guégan, le commissariat de l'exposition Huysmans et l'art. De Degas à Grünewald, au musée d'Orsay (-).
André Guyaux s'est également engagé pour la défense de la recherche universitaire et de la liberté académique. Il l'a fait en particulier au sein de l'association QSF (Qualité de la science française, fondée en 1982 par Laurent Schwartz), qu'il rejoignit en 1995. Il fut membre du conseil d'administration de cette association. Il est l'auteur ou le co-auteur de plusieurs articles ou communications sur ce sujet: "Contre l'instrumentalisation de l'Université", en collaboration avec Olivier Beaud et Philippe Portier, Commentaire, n°96, hiver 2001-2002; "Eppur si muove", dans Université: la grande désillusion, dir. Pierre Jourde, L'Esprit des péninsules, 2007; "Où va l'Université ?", Acta fabula, mai 2011; "La collégialité est-elle la clé d'une définition de l'Université ?", intervention au colloque La Vocation de l'Université, organisé par QSF, le .
