André Huc-Santana
artiste lyrique français
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André Huc-Santana est un chanteur d'opéra français né à Toulouse le et mort à Paris le .
Toulouse
13e arrondissement de Paris
| Nom de naissance | André Huc |
|---|---|
| Naissance |
Toulouse |
| Décès |
(à 69 ans) 13e arrondissement de Paris |
| Nationalité |
|
| Activité principale |
Artiste lyrique Basse |
| Style | Musique classique |
| Lieux d'activité |
Paris (France) Bruxelles (Belgique) Barcelone (Espagne) Aix-en-Provence (France) Lyon (France) |
| Années d'activité | - (carrière documentée) |
Répertoire
Scènes principales
Basse, il mène une carrière surtout documentée au milieu du XXe siècle, dans des productions de l'Opéra national de Paris, du Opéra-Comique, du Grand théâtre du Liceu et de La Monnaie. Son nom est notamment associé à des ouvrages comme Don Juan, Lucia di Lammermoor, Faust, Pelléas et Mélisande, Boris Godounov, Le Barbier de Séville et Platée.
Biographie
Origines et débuts documentés
Les dictionnaires lyriques le donnent pour né à Toulouse le et mort à Paris le [1].
Dans la presse française de l'après-guerre, son identification nationale n'est pas toujours formulée de la même manière. Lors d'un gala du Opéra-Comique consacré aux artistes d'Amérique du Sud, Le Monde le présente ainsi comme « Argentin »[2].
Carrière dans les institutions lyriques françaises
Au milieu des années 1940, André Huc-Santana apparaît dans les distributions de l'Opéra national de Paris. En , René Dumesnil le signale dans le rôle du Commandeur de Don Juan, aux côtés de Louis Noguera, et écrit à propos des deux chanteurs qu'« l'un et l'autre ont été parfaits »[3].
L'année suivante, le même critique relève sa participation à Lucia di Lammermoor dans le rôle de Raimondo, et insiste sur sa « magnifique voix grave et pleine »[4].
Cette présence parisienne se prolonge à l'étranger par des tournées. Les annales du Grand théâtre du Liceu le placent ainsi, au cours de la saison 1948-1949, dans Faust en Méphistophélès et dans Pelléas et Mélisande en Arkel, au sein de la compagnie de l'Opéra national de Paris et du Théâtre national de l'Opéra-Comique[5],[6]. Il revient au Liceu pendant la saison 1953-1954, de nouveau en Méphistophélès dans Faust[7].
Bruxelles, Aix-en-Provence et les scènes de province
Sa carrière bruxelloise est particulièrement bien documentée. Les bases de données de La Monnaie le rattachent à Boris Godounov entre les saisons 1954-1955 et 1958-1959, dans le rôle de Boris[8]. Une fiche de représentation du le donne explicitement dans le rôle-titre[9].
À Bruxelles, il tient aussi Basile dans Le Barbier de Séville sur plusieurs saisons[10], Méphistophélès dans Faust[11] et l'Abbé dans Don Juan de Mañara[12]. Le compte rendu que René Dumesnil consacre à cette dernière production décrit son Abbé comme « d'une grande noblesse »[13].
En , il chante Jupiter dans Platée au Festival d'Aix-en-Provence, dans une production dirigée par Hans Rosbaud et mise en scène par Jean-Pierre Grenier[14]. Le festival d'Aix rappelle lui-même que l'ouvrage retrouve la scène à Aix dès [15].
Dans les années 1960, sa présence reste attestée sur plusieurs scènes françaises. Les archives de l'Opéra de Tours le donnent comme Basile dans Le Barbier de Séville pendant la saison 1963-1964[16]. La Bibliothèque nationale de France le signale parmi les solistes de la création de Les Canuts à l'Opéra de Lyon en [17],[18]. En , le journal le relève encore à Grenoble dans La Chartreuse de Parme, d'Henri Sauguet, où il interprète le général Conti[19].
Répertoire et réception
Les sources consultées montrent un répertoire de basse centré sur des figures d'autorité, de religieux, de souverain ou de père. Le Commandeur, Raimondo, Arkel, Méphistophélès, Boris, Basile et l'Abbé reviennent dans la documentation disponible[3],[4],[6],[8],[10],[11],[12].
La réception critique conservée dans les archives de presse est limitée, mais elle permet de cerner quelques constantes. René Dumesnil insiste sur la tenue scénique du chanteur dans Don Juan[3], sur ses moyens vocaux dans Lucia di Lammermoor[4] et sur la noblesse de son interprétation dans Don Juan de Mañara[13]. Cette réception demeure ponctuelle et liée aux productions documentées, sans prendre la forme d'un portrait de carrière suivi.
La trace discographique aujourd'hui aisément repérable dans les catalogues publics reste limitée. La BnF conserve néanmoins un disque Pathé des années 1930 réunissant Le cor d'Ange Flégier et Le pas d'armes du roi Jean de Camille Saint-Saëns, avec Huc-Santana, l'orchestre du Théâtre national de l'Opéra-Comique et Henri Tomasi[20].
Rôles et productions documentés
| Saison / date | Œuvre | Rôle | Institution / lieu | Source |
|---|---|---|---|---|
| 1946 | Don Juan | Le Commandeur | Opéra national de Paris | [3] |
| 1947 | Lucia di Lammermoor | Raimondo | Opéra national de Paris | [4] |
| Saison 1948-1949 | Faust | Méphistophélès | Grand théâtre du Liceu | [5] |
| Saison 1948-1949 | Pelléas et Mélisande | Arkel | Grand théâtre du Liceu | [6] |
| Saison 1953-1954 | Faust | Méphistophélès | Grand théâtre du Liceu | [7] |
| Boris Godounov | Boris | La Monnaie | [9] | |
| Saisons 1954-1955 à 1958-1959 | Boris Godounov | Boris | La Monnaie | [8] |
| Saisons 1954-1955, 1955-1956 et 1957-1958 | Le Barbier de Séville | Basile | La Monnaie | [10] |
| Faust | Méphistophélès | La Monnaie | [11] | |
| Don Juan de Mañara | L'Abbé | La Monnaie | [12] | |
| Platée | Jupiter | Festival international d'art lyrique d'Aix-en-Provence | [14] | |
| Saison 1963-1964 | Le Barbier de Séville | Basile | Opéra de Tours | [16] |
| 1964 | Les Canuts | Soliste | Opéra de Lyon | [17] |
| 1968 | La Chartreuse de Parme | Général Conti | Grenoble | [19] |