André Le Coz

From Wikipedia, the free encyclopedia

Naissance

Paris
Décès
(à 68 ans)
Magog
Nationalité
Française, Canadienne
André Le Coz
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance

Paris
Décès
(à 68 ans)
Magog
Nationalité
Française, Canadienne
Activité
Conjoint
Janine (Provost) Le Coz
Enfant
Nathalie Le Coz et Frédéric Le Coz

André Le Coz, né à Paris en 1929 est décédé à Magog (Québec) en 1998. Il s’installe à Montréal (Québec) en 1952 et fait carrière en tant que photographe pigiste.[1]

D’abord photographe de reportage pour des magazines, puis photographe de plateau de tournage et finalement comme photographe d’arts de la scène (théâtre, concerts, ballets et opéras).

Pendant plus de 40 ans, André Le Coz est le photographe de plusieurs organismes culturels et artistiques énumérés ci-dessous dans la section « Carrière ». Au fil des ans, son travail est mis en valeur dans différentes expositions. Il publie également deux livres réunissant ses plus beaux clichés professionnels. [2][3]

Photographe d'arts de la scène

En 1989, lors d’un entretien avec la journaliste Stéphanie Lemire[4], André Le Coz partage sa vision concernant son travail de photographe et sa carrière :

« Après 30 ans de métier, mon seul souhait est de ne jamais devenir professionnel ! J’aurais crainte de cesser de m’amuser. »

« Une part de chaque cliché m’appartient. L’ambiance, la texture, le moment choisi, représente ma vision, traduisent mes propres émotions. »

Photographe de reportage

De 1952 à 1954, André Le Coz travaille pour plusieurs magazines, notamment :


Photographe de plateau

En 1954, la Société Radio‑Canada fait appel à ses services sur les plateaux de tournage des émissions pour la jeunesse, dramatiques, ainsi que pour les concerts télédiffusés.

Il a eu pour mentor Henri Paul, photographe à Radio-Canada, pour l’apprentissage des techniques de développement de photographies en laboratoire.

Entre 1954 et 1989, à une époque où le métier est encore peu répandu au Canada, Le Coz s’impose comme une référence dans son domaine, en capturant les visages, les scènes et les atmosphères des productions télévisuelles d’État.

Le métier de photographe de plateau est apparu au cinéma aux alentours de la Première Guerre mondiale. Le Coz compte parmi ces rares spécialistes.[6]

Selon la description du fonds d’archives de la Cinémathèque québécoise, il immortalise plusieurs productions télévisuelles, par exemple : [7]

etc.

Ses services sont également retenus pour photographier des longs métrages auxquels la Société Radio-Canada est associée comme : « Gapi » et « Le Festin des morts » [7], ainsi que pour des projets cinématographiques de l’Office national du film du canada. Au total, il aura photographié une trentaine de films dans sa carrière.[1] { À compléter }

André Le Coz a fixé sur pellicule les acteurs et les émissions qui ont marqué le développement de la télévision québécoise. Selon la description du fonds d’archives de la Cinémathèque québécoise, il existe peu de fonds photographiques, et certainement aucun sur la télévision, aussi complets sur une période aussi cruciale, pour le développement artistique québécois.[7] Le travail du photographe témoigne de ces instants privilégiés qui ont marqué les débuts de la télévision canadienne. Son intérêt déborde le champ télévisuel pour couvrir la culture, la vie sociale et la politique au Québec. Ces images sont les seules qui témoignent de la scénographie, de la mise en scène, du contexte et de l'atmosphère régnant sur les plateaux de diffusion de ces années pionnières.

Inspiré par le photographe français Henri Cartier-Bresson, André Le Coz pratique la photographie de l’instantané. La maîtrise de cette spécialité conduit Le Coz à devenir un photographe de scène pour diverses manifestations artistiques comme les concerts, les spectacles de danse et plus particulièrement le théâtre. Son objectif professionnel consistait à « saisir l’instant décisif permettant de traduire l’émotion d’une situation, qu’elle soit de nature tragique, comique ou spectaculaire ». [6]

Pendant plusieurs décennies, André Le Coz capte l’essence et l’histoire des grandes institutions théâtrales et culturelles du Québec.[8]

  • Le Théâtre-Club (1959–1963)
  • Le Théâtre du Nouveau Monde (1966–1983)
  • L’Égrégore (1967–1968)
  • Le Conservatoire d’art dramatique de Montréal (1972–1995)
  • Le Théâtre La Marjolaine (1960–1990)
  • Le Café de la Place (1979–1994)
  • Le Théâtre des Prairies (1962–1972)
  • Les Grands Ballets Canadiens (1969–1976)
  • La Nouvelle Compagnie Théâtrale (1964–1984, retour en 1990)
  • L’Opéra de Montréal (1971–1984)
  • Le Théâtre populaire du Québec (1966–1982)

Autres engagements photographiques

Rarement mentionné, son parcours professionnel inclut aussi une participation à titre de photographe aux Jeux olympiques d'été de 1976 à Montréal (Québec). [9]

Ouvrages publiés et fonds d'archives

Ouvrages publiés

  • Le Coz, André. (1997). Visages du petit écran : Florilège photographique. Les 400 coups. [2]
  • Le Coz, André. (1993). La Mémoire de l’oeil : 25 ans d’émotions sur les scènes du Québec. VLB éditeur. [3]

Fonds d’archives

  • Fonds André Le Coz (P29), Université de Sherbrooke.[1]
  • Fonds André Le Coz, Cinémathèque québécoise.[7]

Les chercheuses et chercheurs peuvent aussi consulter le Fonds d’archives du Théâtre de Marjolaine, détenu par la Société d’histoire de Magog qui regroupe plusieurs photographies prises par André Le Coz.[1]

Distinctions et reconnaissance

Expositions notables

Notes et références

Related Articles

Wikiwand AI