André Lefèvre (anthropologue)
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Provins (Seine-et-Marne)
6e arrondissement de Paris
| Naissance | Provins (Seine-et-Marne) |
|---|---|
| Décès |
(à 70 ans) 6e arrondissement de Paris |
| Nom de naissance |
André Paul Émile Lefèvre |
| Nationalité |
française |
| Formation | |
| Activités |
| A travaillé pour |
"La Libre Pensée" (puis remplacée par "La Pensée Nouvelle") |
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| Idéologie | |
| Membre de | |
| Mouvement |
André Lefèvre, né le à Provins (Seine-et-Marne) et mort le à Paris[1], est un anthropologue, historien, archiviste, paléographe, ethnolinguiste français et principal représentant du mouvement de la Libre-pensée scientifique, matérialiste et athée sous le Second Empire avec Louis Asseline et Auguste Coudereau.
Il est un des traducteurs de l'œuvre du philosophe Lucrèce.
Le Second Empire
Né en 1834, André Lefèvre naît dans une famille bourgeoise[2] et commence ses études à l'École des chartes. Il en sort à l'âge de vingt-trois ans et participe, avec Georges Clemenceau, Auguste Coudereau et Charles Letourneau, à l'agitation intellectuelle et littéraire des étudiants du Quartier latin (Paris). Opposant au Second Empire, il fonde avec ses amis athées et matérialistes le journal La Libre Pensée dont le premier numéro paraît le 21 octrobre 1866 et en devient l'un des principaux rédacteurs. En , le journal est fermé et, bien que aussitôt remplacé par le journal La Pensée Nouvelle, celui-ci sera à son tour fermé au bout de quelques numéros. Pendant la guerre de 1870, il rejoint Ligue des droits de Paris pour concilier le gouvernement Versaillais avec la Commune de Paris[3].
Sous la Troisième république
Après la guerre, il continua ses recherches et publia des articles dans La Jeune France dont un violent article antichrétien sous forme de conversation entre un « bachelier » et un « philosophe » intitulé Études philosophiques dans lequel il écrivit pour résumer son propos : « Le polythéisme grec fut une religion de vie et de liberté. Le christianisme, une doctrine d'obéissance et de mort »[4].
Durant les débuts de la Troisième république, il combat le gouvernement de l'Ordre Moral institué par le Maréchal de Mac-Mahon puis s'engage dans la cause de la révision du procès de Alfred Dreyfus au moment de l'Affaire[3]. Il meurt de maladie en 1904.