André Magre

haut fonctionnaire français From Wikipedia, the free encyclopedia

André Magre. né le à Toulouse (Haute-Garonne) et mort le à Paris (Seine), est un haut fonctionnaire français. Il est secrétaire général de la présidence de la République de 1932 à 1940.

Naissance
Décès
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Nationalité
Faits en bref Préfet de Meurthe-et-Moselle, 1923-1931 ...
André Magre
André Magre en 1923
Fonctions
Préfet de Meurthe-et-Moselle
-
Préfet des Vosges
-
Préfet du Tarn
-
Sous-préfet de Briey
-
Sous-préfet de Dinan
-
Sous-préfet de Melle
-
Secrétaire général de la préfecture de la Mayenne (d)
-
Biographie
Naissance
Décès
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Nationalité
Activité
Fratrie
frère de Maurice Magre
Autres informations
Distinctions
signature d'André Magre
Signature.
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Biographie

Jeunesse et études

Pierre Paul André Magre est le fils de Jean Baptiste Magre, homme de lettres et sous-préfet, et de Marie Florentine Gautié[1]. Il naît à Toulouse le . Il est le frère du poète de l’épopée cathare, Maurice Magre.

Il suit des études de droit et obtient une licence de droit en 1890.

Parcours professionnel

Il entre au cabinet du préfet de la Haute-Garonne en . Il devient chef de cabinet du préfet de l'Ardèche, en , puis de la Mayenne, en . Il est secrétaire général de la préfecture de la Mayenne en , puis sous-préfet de Melle (Deux-Sèvres) en , sous-préfet de Dinan (Côtes-d'Armor), en , de Briey (Meurthe-et-Moselle), en , où il fait la connaissance du député de Briey et ancien ministre Albert Lebrun.

La guerre va rapprocher les deux hommes. Pendant la Première guerre mondiale, le jeune député de Briey, mobilisé à Verdun, garde le lien avec ses électeurs en s’appuyant sur son sous-préfet André Magre, ce qui constitue le début d’une longue amitié. En , le généralissime Joffre rappelle les permissionnaires, mais, pour montrer la volonté de paix, maintient les troupes à dix kilomètres de la frontière allemande, laissant sans protection le bassin métallurgique de Briey. L’Allemagne fait arrêter de façon préventive plusieurs centaines de personnalités. Le sous-préfet de Briey, André Magre, ne doit son salut qu’à la fuite en automobile. Il sera installé ensuite à Annemasse, détaché de Briey, pour y accueillir les réfugiés de Lorraine.

Il devient préfet du Tarn en , des Vosges en , puis de Meurthe-et-Moselle en , dans le département dont Albert Lebrun est président du conseil général. Il obtient le grade de Conseiller d'État en .

Il suit ce dernier en juillet comme directeur de cabinet à la présidence du Sénat, puis secrétaire général de la Présidence de la République, en . C’est, sous la présidence Lebrun, qu’il perd sa femme. Il se remarie plus tard avec une autre femme, juive, pour laquelle il craint une arrestation sous l’occupation allemande. La femme de son frère Maurice Magre, juive également, est arrêtée à Nice et déportée à Drancy, puis Auschwitz, sans revenir.

Il suit le chef de l’État à Cangé, Bordeaux, Vichy. Il quitte ses fonctions le avec la création de l’État français et est admis à faire valoir ses droits à la retraite en . Après la guerre, il rend visite à l’ancien président Lebrun qui lui-même témoigne aux procès de Pétain et Laval. Il devient Conseiller d’État honoraire en .

Il meurt le à Paris dans le 8e arrondissement[1],[2].

Vie privée

Le à Toulouse, il épouse Marie Thérèse Camille Bouic. Le à Paris 17e, il se marie en secondes noces ave Denise Rosenstock[1].

Décorations

Références

  • René Bargeton, Dictionnaire biographique des préfets : septembre 1870-mai 1982, Paris, Archives nationales, , 555 p., 27 cm (ISBN 2-86000-232-4, BNF 35744170, lire en ligne)
  • Éric Freysselinard, « Autres temps, autres mœurs : les échanges savoureux entre un sous-préfet et son protecteur ancien ministre », Revue "Administration", n° 267, , pp. 90-95.
  • Éric Freysselinard, Albert Lebrun, le dernier président de la IIIe République, Belin, 2013, 592 pages (ISBN 978-2-70118-244-5)
  • Comment la IIIe République a sombré (journal de Marguerite Lebrun - -) PUN, 2018, 340  p.. Préface de Jean El Gammal, professeur d'histoire à l'université de Lorraine.
  • Éric Freysselinard,Journal de guerre de Marguerite Lebrun, épouse du dernier président de la IIIe République (-), préface de Nicolas Rousselier, maître de conférences à Sciences Po Paris, Presses universitaires de Grenoble, 2019, 516 pages (ISBN 978-2-70614-262-8)

Sources

Liens externes

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