André Montpetit

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Décès
(à 69 ans)
Montréal (Canada)
Nom de naissance
André Montpetit
Surnom
Arthur
André Montpetit
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Biographie
Naissance
Décès
(à 69 ans)
Montréal (Canada)
Nom de naissance
André Montpetit
Surnom
Arthur
Nationalité
Activités
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André Montpetit, surnommé Arthur[1], est un dessinateur, graveur, affichiste et auteur de bande dessinée québécois né le à Montréal et mort le (à 69 ans) dans la même ville.

Il fut l'un des membres fondateurs du Chiendent, premier groupe de bédéistes québécois, à l'origine du renouveau de la bande dessinée québécoise en 1968. Il participa également aux activités de Fusion des arts, collectif d'artistes de disciplines multiples qui s'est employé, dans les années 1960 et 1970, à questionner le rapport entre l'art et la société.

André Montpetit est né le dans le quartier Saint-Henri à Montréal. Il grandit à Ahuntsic, dans le nord de la métropole. Au début des années 1960, il côtoie les artistes Louis Forest, Marc-Antoine Nadeau, Mireille Morency, Michel Fortier, Serge Chapleau, étudiants à l'École des beaux-arts de Montréal. Il fréquente lui-même l'institution à titre d'étudiant libre mais l'abandonne rapidement pour mener une vie bohème. En 1965, il entre à l'Atelier libre de recherche graphique et rejoint un groupe de graveurs de renom tels Richard Lacroix (le fondateur de l'atelier), Tobie Steinhouse, Norman McLaren, Marcelle Ferron, Kittie Bruneau, Jacques Hurtubise et Pierre Hébert. Il y réalise une série d'affiches et sérigraphies provocantes aux propos parfois contestataires. Il est surnommé Arthur par une partie de cet entourage artistique en référence à la chanson Arthur, où t'as mis le corps ?[1] de Boris Vian.

Montpetit intègre également le groupe Fusion des arts fondé par Richard Lacroix et Yves Robillard. Dans le cadre de l'Exposition universelle de Montréal de 1967, il co-réalise deux installations: Les Mécaniques, avec Richard Lacroix, et Le Sous-Marin jaune de la force de frappe québécoise, avec Marc-Antoine Nadeau.

En 1968, avec le poète Claude Haeffely et les dessinateurs Marc-Antoine Nadeau et Michel Fortier, il forme le groupe Chiendent, tout premier rassemblement de bédéistes au Québec. L'année suivante, il produit de nombreuses illustrations, bandes dessinées et couvertures pour diverses publications québécoises qui se font remarquer.

« Ce qui m'intéresse, c'est le petit côté trouble-fête. Moi, je n'ai pas de théories précises. S'il faut mettre des bâtons dans les roues de la révolution, je vais en mettre. C'est comme ça! On veut changer la société? Mais quand la société va être changée, je vais être dans le même état qu'aujourd'hui, un état critique. Et ça, il le faut, c'est indispensable! » - André Montpetit[2]

Au cours des années 1970, André Montpetit s'éloigne progressivement du monde artistique. Il œuvre brièvement au sein du programme d'animation de l'Office national du film du Canada avant d'abandonner aussitôt. Il complète néanmoins en 1977 la réalisation du projet Généricz, une série de dessins accompagnée d'une bande sonore pour le Ministère des Affaires culturelles du Québec. En 1989, il écrit L’Amourette aveugle, un recueil de textes et de lettres adressées à Claude Haeffely et resté inédit. Il se retire par la suite de la vie publique pour disparaître complètement pendant plus de 20 ans.

En 2012, au terme d'une longue recherche pour un projet documentaire, le cinéaste Saël Lacroix le retrouve à l'Hôpital Notre-Dame de Montréal. Après une série de rencontres qui serviront à la réalisation du film Sur les traces d'Arthur, André Montpetit décède le à l'âge de 69 ans[3].

Œuvres

Analyse de l'œuvre

Notes et références

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