André Queffurus
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André Queffurus, né le à Marseille et mort le à Paris, est un peintre français.
Marqué par les paysages provençaux de sa jeunesse et la peinture hollandaise, son style pictural commence par des œuvres sombres avant d'évoluer vers des toiles plus colorées. Au cours de sa carrière, il a peint près de 1 200 toiles, acquises par des collectionneurs européens ou américains et quelques institutions culturelles publiques, et exposé à de nombreuses reprises.
Jeunesse
André Queffurus commence à peindre très tôt. Il habite à Marseille dans le quartier des Chartreux et fréquente le Palais Longchamp où il peut voir les tableaux des peintres provençaux comme Paul Guigou ou Félix Ziem. Il découvre les tanagras, des figurines chypriotes et s’intéresse aux hiéroglyphes.
Il rêve de s’installer à Paris, où il part une première fois en 1960, le temps d’être réformé à Vincennes (1959). Il revient dans le Sud et s’installe dans un village du Var. Les paysages du Haut Var l’enchantent, tout autant que la présence des âmes tutélaires de Cézanne ou Van Gogh et de la grande notoriété de Picasso[réf. souhaitée].
Après un grand nombre d’allées et venues entre Paris et le Midi, il découvre le quartier de Montparnasse. Il se réinstalle à Paris en 1966, rue du Château puis rue des Suisses, où il loue un atelier sans chauffage au loyer modique et travaille dans l’atmosphère artistiques du quartier. Il commence à fréquenter le Louvre et s'instruit sur les différents styles et époques de l’art européen depuis les origines de la peinture[réf. souhaitée]. Il s’imprègne particulièrement de la grande peinture du Nord (à partir de l’époque de Jan de Witt et Guillaume d’Orange).
Carrière

En 1968, il réalise sa première exposition chez Camille Renault, un marchand qui possède un restaurant (« Le bateau de pierre ») et y invite à dîner les frères Duchamp (Marcel et son frère Jacques Villon), Georges Braque, Maria Blanchard et d’autres artistes dont il possède des œuvres échangées contre des repas. Grâce à cette exposition, André Queffurus vend ses premiers tableaux et rencontre ses premiers collectionneurs[réf. souhaitée].
Au printemps 1974 il part en Allemagne et s’installe pour six mois en Westphalie sur les bords de la Weser. Dans sa nouvelle demeure, il prépare l’exposition qui doit avoir lieu en à Paris, à la galerie Claude Bernard, au 7 rue des Beaux-Arts[1]. Le dessinateur Louis Pons, qui préface le catalogue de l’exposition, écrit à son propos : « Présences furtives, traces animales de la peur, au ras du sol, comme une racine qui crie …. Dans le ciel, l’oiseau, trajectoire ou menace pure, d’un coup d’aile, s’écarte du descriptif... »[2].
Par la suite, il expose à Kruishoutem (en Flandre) à la fondation créée par Emiel Veranneman dont la femme est la nièce du peintre flamand Permeke.

En 1975, il s’installe en Bretagne. Pendant deux ans, il y fait de longs séjours de plusieurs mois dans la propriété du comte de St Georges.
En 1978 il expose à Paris ses nouveaux tableaux, à la galerie Jean Leroy[3],[4], rue Quincampoix. Cette exposition, une étape importante pour son travail, s'inscrit dans le sillage de la création récente du Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou[5],[6].

Dans les années 1980, André Queffurus se met à la couleur. Paul de Roux écrit de lui dans La Nouvelle Revue française en 1982 : « Un univers hanté dans sa compacité, jamais éthéré jamais maigre jamais osseux, un univers homogène mais singulièrement varié dans ses états et ses figures … Peinture de visionnaire, monde charnel mais qui semble se retourner et s’agiter dans un songe et ne s’impose que par les moyens les plus loyalement picturaux. Une matière très travaillée subtilement suggestive dans laquelle la couleur s’étend en minces couches, sans frontières tranchées, qui se rencontrent se bousculent, se recouvrent l’une l’autre sans s’épaissir ni distraire l’œil de l’effet d’ensemble du tableau »[7].
C’est dans l’activité de ces années 1980 qu’André Queffurus constitue avec un amateur d’art milanais une collection d'un peu plus de deux cents tableaux. Vingt de ces tableaux sont exposés au mois de chez l'éditeur Cesare Rancilio, 29 rue Hippolyte Maindron dans le 14e arrondissement de Paris[8]. Du au , vingt-sept tableaux sont également exposés à la galerie Flora/Espace Kiron, 10 rue La Vacquerie dans le 11e arrondissement de Paris[9],[10].
Parallèlement, il travaille avec la galerie Diane Manière, installée à Paris dans le Marais, rue Pastourelle, nouant des relations d’amitié avec Jacques et Diane Manière. Il constitue une collection d’une soixantaine de tableaux, réalisée par leurs soins, avec la collaboration de leur ami Christophe Boutang. Trois expositions auront lieu à la galerie Diane Manière : en 1985[11], 1988 et 1990[12].
Il expose 40 toiles, grands formats huiles claires, vives, colorées [13] dans la salle des Dominicains à Saint-Émilion pour une exposition placé sous le patronage du Ministre de la culture François Léotard.
« C’est la couleur qui prend l’artiste » écrit Queffurus, « et c’est l’artiste qui détient la compréhension de la valeur locale du moment, chaque toile est une œuvre unique avec un centre qui lui est propre. Les peintures distribuent les emblèmes de la réalité qu’elles évoquent et en possédant l’emblème, le peintre possède la réalité »[ouvrage Queffurus 1].
En 1990 un livre paraît aux Éditions du Félin[ouvrage Queffurus 2] rassemblant 48 photos de peintures de 1985 à 1990.
En , il inaugure le Centre d’art de Cols à Vic-sur-Cère en Auvergne, installé dans un petit manoir du XIIe siècle dans la vallée de la Cère. L’exposition, organisée par le président du Centre d'art Jean-Louis Barthélémy, est titrée « L’œuf de musique »[14],[15]. Elle rassemble quarante toiles sous le signe du mythe du Phénix (le Phénicoptère).
Du 11 au , André Queffurus participe, à l'Université de Picardie Jules-Verne, au Colloque international « De la palette à l'écritoire » organisé par le service des Affaires culturelles et le Centre d'études du roman et du romanesque de l'université. Réuni pour le XXe anniversaire de la création du Centre, le colloque est présidé par Marcelin Pleynet et dirigé par Monique Chefdor, coordinatrice. André Queffurus expose huit peintures et participe au forum de discussion, « La parole est aux peintres »[16].
En 2004, la galerie Teissèdre, rue des Saints Pères à Paris expose trente toiles colorées qui exprime la maturité de l'artiste.

En 2007, l’exposition rue Guénégaud, organisée par Jacques Manière et Christophe Boutang, rassemble une soixantaine de tableaux de différentes périodes, allant des formes très tendues à des noirs vifs ou des toiles très colorées[17].
Le a lieu le vernissage de l'exposition « André Queffurus » chez Mathyeu Le Bal, à la galerie Les Montparnos à Paris. Seize peintures ont été prêtées par l'artiste à cette occasion pour une exposition d'un mois.
La galerie du Pont Neuf (place Dauphine à Pari), où les artistes exposent librement leurs œuvres, montre à l'automne 2013 trente-sept tableaux dont la plupart sur le thème de la ville[18].
Queffurus prépare pendant un an vingt tableaux pour une exposition au printemps 2016 à la galerie MB-XL Contemporary & Modern à Ixelles[19].
Il meurt le [20] dans le 13e arrondissement de Paris.
Collections
André Queffurus est l'auteur de plus de 1 200 tableaux, dont environ 700 sont conservés dans des collections privées en Europe et aux États-Unis. Il est représenté dans les collections du Musée d'art moderne de la ville de Paris[21], dans celles du Fonds national d'art contemporain[22] ainsi qu’au musée de Melbourne.

