Son père, Émile Louis Salel est originaire de l'Ardèche. Il a exercé différents métiers avant de vivre en rentier, et d'exercer, pour son plaisir, sa passion, le travail du bois, et la fabrication des meubles. Sa mère, Charlotte Pauline Aubanel, meurt en 1908, alors qu'il n'a que 4 ans[1].
Il devient ensuite pilote, formé par Lucien Coupet, moniteur puis pilote d'essai. Lucien Coupet et lui sont les premiers aviateurs à effectuer des vols uniquement aux instruments de navigation, sans visibilité[1].
André Salel accumule ensuite les premières et les performances. Le , il bat le record de vitesse sur 100 km, sur avion léger[2]. En , en compagnie de Marcel Goulette, il réalise un vol de 13 000 km lors d'un raid Paris-Tananarive en un temps record de 4 jours et 7 heures[3]. En , il reçoit la Légion d’honneur. En , il effectue la liaison Paris-Le Cap en 3 jours 19 heures[4].
Le , parti de Toussus-le-Noble, il effectue à la place de Coupet le vol où il s'écrase et meurt avec son mécanicien Roger Robin. Le drame survient lors d'un vol d'essai d'un avion de combat Farman, le F 420-01, dont l'un des moteurs prend feu, à Châteaufort (Yvelines)[2],[5]. Maryse Hilsz, sa compagne dont il avait préparé la plupart des raids, fait édifier une stèle en leur mémoire[6], sur le lieu du drame.
1 2 Daniel Delattre, Emmanuel Delattre, Nathalie Delattre-Arnould et al., Les Yvelines: Les 262 communes, Grandvilliers, Delattre, , 256p. (ISBN978-2-915907-52-0 et 978-2-915-90752-0), «Châteaufort», p.52