À la mort de Miguel Menéndez, de la Calleja achève, sur les dessins du défunt, les beaux tableaux de San Felipe el Real[1]. En 1744 Philippe V le nomme président de la commission chargée de créer une académie des beaux-arts à Madrid, et lorsque, en 1752, Ferdinand VI ouvre cette académie (sous le vocable de San-Fernando), il en confie la direction à de la Calleja, qu'il choisit en même temps que son peintre particulier[1]. En 1778, de la Calleja est reçu à l'Académie de Valence[1]. Il laisse des élèves nombreux et habiles[1]. Sa principale occupation est la restauration des œuvres des anciens maîtres espagnols; il excelle dans ce travail difficile et ingrat, et on lui doit la conservation d'un grand nombre de toiles admirées aujourd'hui[1]. Cependant on cite de lui, comme dus à son propre pinceau, des tableaux qui ornent à Madrid les églises de Santa-Cruz, de San Felipe el Real, la chapelle du Trésor, le couvent de San-Francisco et l'Académie de San-Fernando. Ces pièces sont pour la plupart réunies à Rosario. Un de ses portraits les plus estimés est celui de José de Carvajal, ministre d'État en 1754[1].