Anecdote concernant la baisse de la productivité
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| Anecdote concernant la baisse de la productivité | |
| Publication | |
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| Auteur | Heinrich Böll |
| Titre d'origine | Anekdote zur Senkung der Arbeitsmoral
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| Langue | Allemand |
| Parution | 1963 |
| Intrigue | |
| Genre | satire |
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Anecdote concernant la baisse de la productivité (en allemand Anekdote zur Senkung der Arbeitsmoral) est une nouvelle de Heinrich Böll à propos de la rencontre entre un touriste entreprenant et un petit pêcheur, au cours de laquelle le touriste donne des conseils au pêcheur pour améliorer sa vie[1].
Elle a été écrite pour le programme May Day de la station de radio Norddeutscher Rundfunk en 1963 et est considérée comme l'une des meilleures histoires écrites par Heinrich Böll[2].
L'histoire se déroule dans un port sans nom sur la côte ouest de l'Europe[3]. Un touriste entreprenant habillé avec élégance prend des photos lorsqu'il remarque un pêcheur local aux vêtements usés en train de faire la sieste dans son bateau de pêche. Le touriste, déçu par l'attitude en apparence paresseuse du pêcheur envers son travail, s'approche de ce dernier et lui demande pourquoi il est en train de dormir au lieu d'attraper du poisson. Le pêcheur lui explique alors qu'il est allé pêcher le matin même et que sa petite prise serait suffisante pour les deux prochains jours.
Le touriste lui dit que s'il sort pêcher plusieurs fois par jour, il pourra acheter un moteur en moins d'un an, un second bateau en moins de deux ans, et ainsi de suite. Le touriste explique en outre qu'un jour le pêcheur pourrait même construire une petite chambre froide, plus tard une usine de Pickles, voler en hélicoptère, ouvrir un restaurant de poisson et exporter du homard directement à Paris sans intermédiaire.
Le pêcheur demande nonchalamment : « Pour quoi faire ? ». Le touriste poursuit avec enthousiasme : « Alors, sans plus aucun souci au monde, vous pourrez vous asseoir dans ce port et vous prélasser au soleil en regardant cette mer magnifique. » « Mais c'est déjà ce que je fais », rétorque le pêcheur. Le touriste s'éloigne pensivement, ne ressentant plus aucune pitié pour le pêcheur, seulement un peu d'envie.