Ange-Bernard Imbert-Delonnes

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Ange-Bernard Imbert-Delonnes
Portrait de Ange-Bernard Imbert-Delonnes
Portrait du chirurgien Ange-Bernard Imbert Delonnes (1799-1800)[1] par Pierre Chasselat, exposé à la Wellcome Library de Londres.
Biographie
Naissance
Vacqueyras
Décès (à 71 ans)
Ancien 4e arrondissement de Paris
Sépulture Cimetière du Père-LachaiseVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité Française
Thématique
Formation Université Caen Normandie
Profession Médecin, chirurgien et militaire (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions Chevalier de la Légion d'honneur‎Voir et modifier les données sur Wikidata

Ange-Bernard Imbert-Delonnes, né le à Vacqueyras et mort à Paris le [2], est un médecin et un chirurgien militaire français, diplômé entre autres de l'Université de Caen Normandie.

Il débute ses études de médecine à Orange, où il est fait bachelier le 5 novembre 1785 puis les poursuit à la faculté de médecine de Caen où il soutient sa thèse de licence le 7 novembre 1786 puis sa thèse de doctorat le 8 novembre 1786. Il rejoint le corps médical de la marine de Toulon en 1772 en qualité de chirurgien de deuxième classe, avant d'intégrer le Régiment Royal-Roussillon entre 1774 et 1780. Il est ensuite chirurgien-major de la « cavalerie française et étrangère » sous le commandement du marquis de Béthune, et le chirurgien personnel de Louis-Philippe d’Orléans.

Il est reconnu pour le traitement chirurgical de l'hydrocèle dès 1781 et notamment grâce à la renommée de ses patients comme Bougainville[3] ou Lascaris de Vintimille. Il précisera les modes opératoires pour les tumeurs testiculaires (sarcocèle, varicocèle, hydrocèle, squirre...). Il est connu également pour avoir opéré d'une volumineuse tumeur du nez, l'ancien maire d'Angoulême Perier de Gurat[4],[5] le 16 brumaire an VII ()[6].

Mais, il est surtout resté célèbre[7] pour l'intervention chirurgicale du volumineux sarcocèle[8],[9],[10] de près de 16 kg de Charles Delacroix, alors ambassadeur auprès de la République batave, ancien ministre des relations extérieures (évincé de ce poste par Talleyrand). Cette opération soulèvera des doutes sur la paternité du peintre Eugène Delacroix[11].

Il sera nommé officier supérieur du Service de Santé des armées du au . Il termine une carrière lucrative comme chirurgien en chef de la succursale des Invalides d'Avignon de 1801 à 1816[12]. Il sera membre de l'"Athénée de Vaucluse"[13] en 1802.

Il est le gendre du critique, dramaturge et poète Charles Palissot de Montenoy (1730-1814).

Œuvres et publications

Notes et références

Annexes

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