Angkarn Kalayanapong
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Angkarn Kalayanapong (thaï : อังคาร กัลยาณพงศ์), né le [1] et mort le , est un écrivain et poète, un peintre[2] maîtrisant la tempera et le fusain[3] et un sculpteur thaïlandais.
C'est un artiste épris de liberté, aussi bien en peinture qu'en poésie : il exécute ses œuvres avec une grande spontanéité, très peu influencé par les cultures étrangères, et, quand on commence à vouloir le contraindre par trop, il abandonne. Il a une imagination débordante et s'intéresse à l'univers, la terre, la société, la croyance bouddhique et la pureté de l'art[4].
État civil
Angkarn Kalayanapong est né le dans le sud de la Thaïlande, dans le district de Ta Wang, province de Nakhon Si Thammarat. Il se marie avec Unruean et ils ont un fils et deux filles. Il meurt à l'âge de 86 ans des suites d'une pénible maladie cardiaque, le , à l'hôpital Samitivej de Bangkok[5].
Enfance
Son environnement familial amène Angkarn à s'intéresser très jeune à l'art : enfant, il dessine, sculpte et crée pour ses amis des représentations de théâtre d'ombres (Nang Talung) où il improvise des vers.
Il étudie à l'école Chantaram, à l'école Wat Yaï puis au lycée Benchamarachudit.
Adulte
En 1941, à 15 ans, dès son arrivée à l'école des Beaux-Arts Poh Chang de Bangkok, Angkarn Kalayanapong écrit des poèmes et il peint.
De 1945 à 1947, il étudie à la faculté des Arts picturaux de l'université Silpakorn sous la direction de Corrado Feroci (Silpa Bhirasri). Il quitte l'université au milieu de sa 3e année, prétextant qu'il s'y ennuie terriblement mais, en fait, il est expulsé pour insubordination.
En 1962, poussé par Sulak Sivaraksa, il publie ses premiers poèmes et des croquis dans le bulletin Sangkomsart Parithat, puis, en 1964, il commence à éditer son travail sous forme de recueils[6].
En 1986, il reçoit pour Panithan Kawee (ปณิธานกวี ; The Poet's Pledge ; Serment du poète) le prix des écrivains de l'Asie du Sud-Est (SEA Write Award), le plus important prix de littérature thaïlandais[7].
En 1989, il est nommé Artiste national de Thaïlande pour l'ensemble de son œuvre littéraire et poétique[8].
En 2006, il soutient les chemises jaunes dans leurs manifestations contre le premier ministre Thaksin, en particulier parce qu'il est hostile à la présence militaire des Américains en Thaïlande : un de ses derniers poèmes, en 2011-2012, dénonce la décision du gouvernement de Yingluck Shinawatra d'autoriser les États-Unis à continuer d'utiliser la base aérienne d'Utapao[9].
Œuvres principales
Angkarn Kalayanapong publie en 1969 ses deux plus célèbres œuvres :
- le Lam nam Phu Kradung[10] (ลำนำภูกระดึง ; Phu Kradueng song ; Chants de Phu Kradung), texte où il manifeste son amour pour la nature ;
- et le Nirat Nakhon Si Thammarat (Nakhon Si Thammarat Travelogue).
On peut aussi citer son poème L'Hirondelle où il montre la valeur de l'amour au fil des années, Sri Satchanalaï où il fait l'éloge du patrimoine artistique de son pays, etc.