Angèle Diabang Brener

réalisatrice sénégalaise From Wikipedia, the free encyclopedia

Angèle Diabang Brener, ou Angèle Diabang, née en 1979, est une scénariste, réalisatrice et productrice de cinéma sénégalaise.

Faits en bref Naissance, Nationalité ...
Angèle Diabang Brener
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Biographie
Naissance
Nationalité
Activités
Œuvres principales
Le Revers de l'exil (d), Mon beau sourire, Yandé Codou, la griotte de Senghor, Congo, un médecin pour sauver les femmes, L’Homme est le remède de l’homme (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Biographie

Angèle Diabang Brener est née à Dakar le . Elle s'est formée au cinéma au Média Centre de Dakar[1], puis en France, à La Fémis, et en Allemagne à la Filmakademie. Elle fait ses débuts comme monteuse, puis passe à la réalisation en 2005 avec Mon beau sourire, un documentaire sur les souffrances que s'infligent des Sénégalaises pour répondre aux canons de beauté[2],[3]. Elle dirige la société de production et de réalisation Karoninka, qui affiche une douzaine de films à son actif en 2014[2]. Cette structure a su se faire une place dans le milieu de l'audiovisuel grâce à des films documentaires, des fictions, des films institutionnels ou encore des clips vidéos[4]. Karoninka est aussi très engagée en dehors des frontières du Sénégal. Ses productions s'étalent au dans d'autres pays d'Afrique tel que le Congo, mais aussi en Europe.

De 2014 à 2016, elle siége à la Présidence du Conseil d’Administration de la SODAV, une société de gestion collective des droits d’auteur du Sénégal[4].

Au FESPACO 2019, elle reçoit le prix de la femme cinéaste de la CEDEAO[5] et le Poulain de bronze pour son court-métrage Un air de kora.

Une si longue lettre

En 2013, Angèle Diabang se lance dans son premier long métrage[6], l’adaptation de l’un des romans les plus réputés d’Afrique de l’Ouest, Une si longue lettre, le roman épistolaire de l’autrice sénégalaise Mariama Bâ publié en 1979. La romancière est l’une des premières à décrire la condition de la femme dans une société polygame. Le livre est depuis inscrit au programme au collège et à l’université au Sénégal[7].

Confronté à des obstacles financiers et culturels, le film voit enfin le jour après douze ans d'élaboration [8]. Amélie Mbaye y tient le rôle de Ramatoulaye, cette enseignante dont la vie va basculer après l’annonce du remariage de son mari avec la meilleure amie de leur fille. Angèle Diabang a adapté la narration du roman culte de Mariama Bâ en intégrant les lettres dans les dialogues et en réduisant certains éléments. Le film propose une relecture contemporaine de l'oeuvre de 1979 en abordant des thèmes toujours d’actualité comme l'éducation, la solidarité féminine, la modernité face à la tradition[9].

Contrairement à la plupart des films africains qui font leurs débuts dans les grands festivals européens, il est présenté d'abord à un festival new-yorkais et au Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), au Burkina Faso. La réalisatrice ne trouve pas de distributeur en France et opte pour une sortie locale en choisissant une société sénégalaise de distribution[7].

Sorti le en salle au cinéma Pathé de Dakar, puis diffusé dans 15 pays africains via le réseau Canal Olympia, le film sénégalais réalisé sans effets spéciaux ni stars hollywoodiennes, crée la surprise en battant des blockbusters américains aux budgets colossaux. À Dakar il surpasse Jurassic World: Rebirth ou Superman au box-office où il reste en tête pendant deux mois[10].

Le public, attaché aux thèmes centraux du livre, la polygamie, mais aussi l’amitié, la vie de couple et la construction d'une nation, accueille avec enthousiasme l'adaptation au cinéma d'Une si longue lettre par Angèle Diabang. En Afrique de l'Ouest, il fait salle comble et devient un phénomène culturel en Afrique francophone[7].

Filmographie

Notes et références

Voir aussi

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