Angèle Dola Akofa Aguigah

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Angèle Aguigah, née le , est une archéologue et femme politique togolaise. Première femme archéologue du Togo, elle devient en 2017 Trésor vivant humain du Togo.

Enfance et Formations

Angèle Dola Akofa Aguigah née le à Lomé, capitale du Togo, où elle grandit[1]. Elle étudie à l'université de Paris I Panthéon-Sorbonne de 1978 à 1986, où elle est diplômée d'une licence en archéologie et en histoire de l'Art, d'un master, d'un DEA puis d'un doctorat en archéologie africaine[2]. En 1995, elle obtient un second doctorat sous la direction de Jean Devisse à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne[2] ,[3], ce qui fait d'elle l'un des rares étudiants d'Afrique de l'Ouest à être deux fois docteur[4].

Carrière

Angèle Aguigah est à la fois archéologue et haute fonctionnaire[5],[6]

Archéologie

Aguigah est responsable du programme archéologique du Togo et maîtresse de conférences à l'Université de Lomé et à l'Université de Kara. Consultante internationale sur le patrimoine culturel, elle donne plusieurs conférences[2]. Ses recherches portent notamment sur les revêtements de sol traditionnels du Togo[7], notamment les sols en tesson de Tado[8]. Elle démontre que des activités archéo-métallurgiques se sont déroulées au onzième siècle[8].

Elle dirige des fouilles archéologiques sur les sites de Notsé, Tado, Dapaong, Nook (au Togo) et . Ses recherches à Notsé permettent de définir la fonction des terrassements qui y furent construits : non pour la défense, mais pour délimiter socialement l'espace[9]. Avec Nicoue Gayibor, elle démontre par des fouilles que trente-trois quartiers de Notsé étaient délimités par de tels enclos[10]. Elle coordonne les demandes de sites du patrimoine mondial pour le Togo, en particulier les grottes de Nook et de Mamproug[2].

Politique

Maison Taberma à Koutammakou, Togo.

Son expérience d'archéologue l'aide à mener une carrière politique. De 2000 à 2003, elle est ministre déléguée auprès du cabinet du Premier ministre chargée du secteur privé du Togo. Elle est ministre de la Culture du Togo à partir de 2003[11]. C'est pendant qu'elle est ministre que le paysage culturel de Koutammakou est inscrit comme site du patrimoine mondial et comme programme d'engagement public[2]. Elle encourage aussi une décentralisation des industries culturelles au Togo, afin de valoriser toutes les régions[2].

En 2012, elle devient directrice de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) du Togo[12],[13]. Annonçant que les élections pourraient être prêtes en , avant la date prévue par le gouvernement en octobre, elle provoque, par ces propos, l'indignation du gouvernement[14] Elle était candidate RTP aux élections législatives de 2007[15]. Elle est ouverte sur la question de la nécessité d'investissements internes et externes sur le patrimoine archéologique du Togo[16].

Ouvrages

Notes et références

Liens externes

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