Pendant ses études en Indonésie, Lopes se joint au groupe de Résistance nationale étudiante du Timor oriental(en) (portugais: Resistência Nacional dos Estudantes de Timor-Leste (RENETIL)) en 1989. Son rôle dans l'organisation consiste à diffuser de l'information politique concernant le Timor oriental sur la scène internationale[3].
Carrière
De retour au Timor en 1991, Lopes travaille pour un organisme non gouvernemental à Dili[4]. De 1992 à 1996, il sert en tant que secrétaire général pour la East Timor Agriculture and Development Foundation (ERADEF)[5]. Dès 1996, il pratique le droit dans une firme qu'il ouvre dans le but de défendre des clients aux prises avec des causes de violation des droits humains[4].
Yayasan HAK
Lopes est l'un des membres fondateurs de la Human Rights and Justice Foundation (Yayasan Hukum, Hak Asasi dan Keadilan, abbrévié en Yayasan HAK[6]) en 1997, alors que le Timor oriental est toujours sous occupation indonésienne. L'organisation visait à offrir des services de représentations légaux aux victimes de droits de l'homme[3], ainsi que d'enregistrement de ces cas[2]. Lopes dirige Yayasan HAK de 1997 à 2002[7].
Nations Unies
Durant une session spéciale du Conseil des droits de l'homme des Nations unies en 1999, Lopes parle à propos des problèmes auxquels lui et d'autres Timorais ont fait face durant l'occupation indonésienne[2]. Il indique que son bureau est toutefois détruit par les forces indonésiennes lors de la crise de 1999. Lopes mentionne aussi que son implication en tant qu'avocat spécialiste des droits de l'homme lui ont valu des menaces de mort[2]. En 2002, il est assermenté en tant que membre de la commission des services juridiques transitoires de l'Administration transitoire des Nations unies au Timor oriental (ATNUTO)[8].
Membre du FRETILIN[nb 1], il siège au Parlement national dès 2002 et sert comme leader parlementaire. Entre 2017 et 2018, alors que le FRETILIN est au gouvernement, il est président du parlement[11].
Distinctions
En 2001, Lopes est nommé compagnon du Ashoka Innovators of the Public[4]. Il est aussi récompensé du prix Ramon-Magsaysay dans la catégorie leadership émergent et pour sa position courageuse dans la défense de la justice en 2003[3].