Anicius est l'époux de Tarrutenia, la fille de Tarrutenius Maximilianus, clarissime, consulaire du Picenum, vicaire de Rome et légat du Sénat à deux reprises[2]. En l'honneur de son grand-père paternel, probablement Marcus Acilius Faustinus, il fait graver une inscription[3].
Une inscription, érigée par les habitants d'Aricie (aujourd'hui, Ariccia) pour les avoir sauvé ab intolerabilibus necessitatibus, rapporte sa carrière[4]. Il fut candidat à la questure, préteur, comes intra consistorium, préfet de la ville de Rome à trois reprises, la première entre 408 et 423, autour de 420, lorsque Flavius Honorius était senior Augustus[5], la deuxième en 425[6] et la troisième entre 425 et 437, puis préfet du prétoire d'Italie, d'Afrique et d'Illyrie.
En 437, il assiste, à la cour de Constantinople, au mariage de l'Empereur d'Occident, ValentinienIII, et de Licinia Eudoxia, la fille de l'Empereur d'Orient ThéodoseII. Il est alors nommé préfet du prétoire d'Orient. Il reçoit une copie du code de Théodose.
Il possède alors une domus à Rome, au lieu-dit ad Palmam. Samuel Ball Platner[7] l'identifie à la domus palmata mentionnée par Cassiodore[8]. Celui-ci la situe près du porticus curva que Platner identifie au sud-ouest du forum de Trajan. C'est en ce lieu qu'il présente le code de Théodose au Sénat romain, le .
En 438, il est consul avec ThéodoseII puis, en 442, devient préfet du prétoire d'Italie pour la seconde fois.
↑ CILVI, 01767 (consulté le 7 novembre 2013): Tarrutenius. À Tarrutenius Maximilianus, clarissime, homme très éloquent, consultaire de Picenum à l'âge de dix-neuf ans, vicaire de la ville de Rome, légat du très ample Sénat à deux reprises, beau-père si vivement apprécié, Anicius Ancilus Glabrio Faustus, clarissime, consul, a fait la dédicace.
↑ CILXIV, 02165 (consulté le 7 novembre 2013): À Anicius Ancilus Glabrio Faustus, clarissime, questeur candidat, préteur tutélaire, comte à l'intérieur du consistoire, préfet de la Ville à trois reprises, nommé par décision des deux Emprires, préfet du prétoire d'Italie, Afrique et Illyricum, parce qu'il fut un exemple de gloire pour les présents et un encouragement à la vertu pour la postérité, à la requête des Aricins qui avaient été débarrassés d'intolérables obligatoires par les bienfaits et les remèdes de cet homme très ample, pour les bienfaits rendus à leur égard, l'ordre et les citoyens ont mis en place cette statue.
↑ (en) «Palmata (domus)», dans Samuel Ball Platner, A Topographical Dictionary of Ancient Rome, London, Oxford University Press, 1929, p. 187 (consulté le 7 novembre 2013).
↑ Cassiodore, Variae, IV, 30: «testatus es Curvae porticus, quae iuxta domum Palmatam posita forum in modum areae decenter includit, superimponendis fabricis licentiam condonari».
Christian Settipani, Continuité gentilice et Continuité familiale dans les familles sénatoriales romaines à l'époque impériale, Linacre College, Oxford University, coll.«Prosopographica & Genealogica», , 597p. (ISBN1-900934-02-7).