Aniki Bóbó
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| Titre original | Aniki Bóbó |
|---|---|
| Réalisation | Manoel de Oliveira |
| Scénario | Manoel de Oliveira |
| Pays de production |
|
| Genre | Drame social pour la jeunesse |
| Durée | 71 minutes |
| Sortie | 1942 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Aniki Bóbó est un film portugais en noir et blanc réalisé par Manoel de Oliveira, sorti en 1942.
Le film illustre les aventures et les amours de quelques enfants, entre dix et douze ans, dans la ville de Porto. Tous élèves dans la même classe, ils se retrouvent après l'école pour se baigner dans le port. Une rivalité se développe entre le sensible Carlitos et le plus entreprenant Eduardito, le chef de la bande, pour conquérir l'attention de Teresinha, la jolie petite fille modèle. Moins fort physiquement, Carlitos se résout à voler une poupée que convoite Teresinha pour s'attirer ses faveurs.
C'est un voyage en enfance, à travers l'œil de la caméra : l'œil de la mémoire.
Fiche technique
- Titre : Aniki Bóbó
- Réalisation : Manoel de Oliveira
- Scénario : Manoel de Oliveira
- Photographie : António Mendes
- Montage : Vieira de Sousa
- Musique : Jaime Silva Filho
- Société de production : Produções António Lopes Ribeiro
- Société de distribution : Lisboa Filme
- Pays d'origine :
Portugal - Langue d'origine : portugais
- Format : noir et blanc - projection : 1,37:1 - pellicule : 35 mm - son : Mono (Tobis-Klangfilm)
- Genre : drame social pour la jeunesse
- Durée : 71 minutes
- Dates de sortie :
Portugal :
Italie : (Mostra de Venise)
France :
Distribution
- Américo Botelho : Estrelas
- Feliciano David : Pompeu
- Manuel de Azevedo : chanteur de rue
- Nascimento Fernandes : le propriétaire du magasin
- Fernanda Matos : Teresinha
- Rafael Mota : Rafael
- António Palma : client du magasin
- Armando Pedro : employé du magasin
- Antonio Melo Pereira : Batatinhas
- Pinto Rodrigues : policier
- António Santos : Eduardito
- Vital dos Santos : Professeur
- Horácio Silva : Carlitos
- António Soares : Pistarim
- Manuel Sousa : Philosophe
Critique presse
En 1984, La Revue du Cinéma apprécie grandement Aniki Bóbó, parlant d'un film sur l'enfance qui ne tombe pas dans le Gnangnan moralisateur, mettant en scène avec une saine insolence des enfants indépendants qui défient l'autorité des adultes[1].
Filmdienst parle d'un conte de fées réaliste et sympathique sur le monde « magique » des enfants, dans lequel le monde des adultes se reflète de manière modélique[2].
Distinctions
Les informations contenues dans cette section peuvent être confirmées par MUBI[3].
Récompenses
- 1961 : Festival de Cannes - Diplôme d’honneur du Second Mouvement du Cinéma pour la Jeunesse[4],[5].
- 1965 : Festival international du film de Locarno - Sections spéciales.
- 1984 : Festival international du film de São Paulo - Présentation spécial[6].
- 1988 : Festival international du film de Rotterdam
- 2024 : Festival International du Film d'Histoire de Pessac
- 2025 :
- Festival international du film de Toronto[7]
- Festival international du film de Saint-Sébastien[8]
- Festival international du film de São Paulo
- Mostra de Venise[9]
Autour du film
- Le titre est emprunté à une comptine enfantine (semblable à Am stram gram) que les enfants utilisent plusieurs fois dans le film.
- L'histoire du film est basée sur le conte Os Meninos Milionários (Les Enfants Millionnaires), de João Rodrigues de Freitas (1908 - 1976), écrivain et avocat.
- Le tournage se déroule en studio et dans les rues de Porto, ville natale du réalisateur. Des détails autobiographiques de son enfance sont utilisés dans le scénario.