Anita Hill
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance | |
|---|---|
| Nationalité | |
| Domicile | |
| Formation | |
| Activités | |
| Période d'activité |
Depuis |
| A travaillé pour |
Université Brandeis Université de Californie à Berkeley University of Oklahoma College of Law (en) |
|---|---|
| Membre de | |
| Personne liée | |
| Distinctions |
Speaking Truth to Power (d) |
Anita Hill, née le dans le hameau de Lone Tree, Oklahoma (en) dans le comté d'Okmulgee à proximité de la ville de Morris est une américaine, professeure d'université de politique sociale, de droit et d'études féminines (Women's studies) à l'université Brandeis. Ayant commencé sa carrière comme assistante de Clarence Thomas, elle a été appelée à témoigner devant la Commission judiciaire du Sénat des États-Unis lors des audiences concernant sa nomination en 1991 à la Cour suprême. Son témoignage faisant état du harcèlement sexuel de Thomas en fait une figure d'intérêt national et une cible des conservateurs malgré ses propres opinions conservatrices. Cette pression a poussé Anita Hill à démissionner de son poste de professeur titulaire à l'université de l'Oklahoma.
Jeunesse et formation
Anita Faye Hill est la cadette des treize enfants d'Albert et d'Irma Hill, un couple d'agriculteurs. Elle a été élevée dans la foi baptiste. Elle achève brillamment ses études secondaires à la Morris High School (Oklahoma) en 1973 avec le titre de Valedictorian. Grâce à une bourse d'études obtenue dans le cadre du National Merit Scholarship Program (en), elle est admise à l'université d'État de l'Oklahoma de Stillwater où elle obtient son baccalauréat universitaire (licence) de psychologie en 1977. Elle poursuit des études universitaires à la faculté de droit de Yale, où elle soutient avec succès son doctorat en droit option jurisprudence en 1980[1],[2].
Carrière
Elle commence sa carrière de juriste dans le cabinet d'avocats Ward, Harkrader et Ross, situé à Washington (district de Columbia), qu'elle quitte en fin 1981 pour entrer comme conseillère de Clarence Thomas qui était alors le secrétaire adjoint pour les droits civiques au département de l'Éducation dans l'administration du président Ronald Reagan, puis de 1982 à 1983, elle est son assistante lorsqu'il est président de l'Equal Employment Opportunity Commission (en) (Commission pour l'égalité des chances en matière d'emploi)[3]. Pendant cette période elle subit les harcèlements sexuels de Clarence Thomas. Ne pouvant plus supporter les avances sexuelles de celui-ci, elle part en pour occuper un poste de professeure de droit civil à l'université Oral Roberts de Tulsa dans l'Oklahoma. En 1986 elle devient professeure de droit à l'université de l'Oklahoma située à Norman, où elle devient en 1989, la première professeure titulaire afro-américaine[4].
En 1991, Anita Hill dénonce publiquement le harcèlement qu'elle a subi et accuse Clarence Thomas lors des audiences préliminaires à la confirmation de celui-ci par le Sénat comme juge à la Cour suprême des États-Unis. Quatre femmes se portent garantes de son témoignage, mais elles ne sont pas entendues, le président de la Commission du Sénat, le démocrate Joe Biden, ayant conclu un compromis avec Clarence Thomas. Ce dernier sera confirmé juge à la Cour suprême à une très courte majorité (52 voix contre 48)[5],[6]. Ce n'est que vingt-cinq ans après, grâce au mouvement #MeToo, que le témoignage d'Anita Hill sera réévalué[7],[8],[9].
Anita Hill fut très sollicitée pour faire des interventions publiques sur le harcèlement sexuel, et pour de nombreuses femmes, scandalisées par la manière dont elle a été traitée par les hommes composant la Commission sénatoriale, elle est devenue un symbole pour renforcer et amplifier les votes en faveur des candidatures féminines[10].
En 2020, Anita Hill apportera publiquement son soutien à Joe Biden « malgré les erreurs qu'il a pu commettre »[11],[12].
Vie personnelle
Œuvres
- Co-édité avec Emma Coleman Jordan, Race, Gender, and Power in America : The Legacy of the Hill-Thomas Hearings, Oxford University Press, USA, , 344 p. (ISBN 978-0-19-508774-1, lire en ligne),
- Speaking Truth to Power, Anchor, 15 septembre 1997, rééd. 20 octobre 1998, 384 p. (ISBN 978-0-385-47627-0),
- Reimagining Equality : Stories of Gender, Race, and Finding Home, Beacon Press, , 232 p. (ISBN 978-0-8070-1437-0, lire en ligne),
Prix et distinctions
- 1991 : lauréate de l'Ida B. Wells Award, décerné par la National Coalition of 100 Black Women[2],[13],
- 2020 : élection comme membre de l'Académie américaine des arts et des sciences[14],[15],