Ann Petry
écrivaine afro-américaine
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Ann Petry, née à Old Saybrook (Connecticut) le et morte dans la même ville le , est une écrivain et journaliste afro-américaine appartenant au mouvement littéraire et culturel dit de la Renaissance de Harlem.
Old Saybrook, Connecticut,
Old Saybrook, Connecticut,
| Nom de naissance | Ann Lane |
|---|---|
| Alias |
Arnold Petri |
| Naissance |
Old Saybrook, Connecticut, |
| Décès |
(à 88 ans) Old Saybrook, Connecticut, |
| Activité principale |
| Langue d’écriture | Anglais américain |
|---|---|
| Genres |
Œuvres principales
- La Rue (1946)
Biographie
Jeunesse et formation
Ann Lane Petry, est la fille de Peter Clark Lane et de Bertha James Lane, une couple appartenant à la classe moyenne : son père étant pharmacien et sa mère, coiffeuse. Dès ses études secondaires, Ann Lane Petry se passionne pour l'écriture. Elle fait ses études au Connecticut College of Pharmacy de New Haven, où elle obtient son doctorat en pharmacologie en 1931, puis elle retourne travailler dans la pharmacie familiale[1],[2],[3],[4].
Carrière
Sa carrière littéraire s'amorce lorsqu'elle se met à écrire pour des journaux tels que The New York Amsterdam News, ou People’s Voice[5]. À partir de 1939, elle publie aussi des nouvelles dans The Crisis. Elle enseigne dans une école élémentaire de Harlem et se rend compte des difficultés d'apprentissage des Afro-américains des classes sociales démunies. Elle publie son roman le plus célèbre, La Rue (The Street)[6], en 1946, et remporte le Houghton Mifflin Literary Fellowship. En 1947, elle revient dans sa ville natale et travaille sur deux autres romans, Country Place (1947) et The Narrows (1953).
Elle est également l'auteure d'ouvrages de littérature d'enfance et de jeunesse, dont le roman historique pour adolescents Tituba of Salem Village (1964).
Vie personnelle
En 1938, elle épouse George D. Petry et s'installe avec lui à New York.
Ann Petry décède dans une maison de convalescence à l'âge de 88 ans[6].
Sa tante Anna Louise James est la première femme pharmacienne afro-américaine dans le Connecticut.
Archives
Les archives d'Ann Petry sont déposées et consultables à l'Université Yale et à la New York Public Library[7],[8].
Œuvre
Romans
- The Street, Houghton Mifflin Harcourt, 1946, rééd. 2013, 248 p. (ISBN 978-0-395-90149-6), Publié en français sous le titre La Rue, traduit par Martine Monod, Nicole et Philippe Soupault, Paris, Charlot, coll. « Les 5 continents », 1948 ; réédition, Paris, Belfond, coll. « Vintage » no 26, 2017 (ISBN 978-2-7144-7402-5) ; réédition, Paris, 10/18, coll. « Domaine policier » no 5380, 2018 (ISBN 978-2-264-07279-5)
- Country Place, (réimpr. 15 mars 2019, éd. Northwestern University Press) (1re éd. 1947, éd. Houghton Mifflin), 280 p. (ISBN 978-0-8101-3976-3),
- The Narrows (réimpr. 4 juin 2020, éd. Virago Press Ltd) (1re éd. 1953), 528 p. (ISBN 978-0-349-01340-4), traduction en français : Le détroit, Héliotropismes, (ISBN 979-10-97210-15-1). Article détaillé : Le Détroit (roman)
Recueil de nouvelles
- Miss Muriel and Other Stories (1971)
Nouvelles
- Marie of the Cabin Club (1939), publié sous le pseudonyme Arnold Petri
- On the Saturday the Siren Sounds at Noon (1943)
- Olaf and His Girl Friend (1945)
- Like a Winding Sheet (1945)
Littérature d'enfance et de jeunesse
- The Drugstore Cat (1949)
- Harriet Tubman: Conductor on the Underground Railroad (1955)
- Tituba of Salem Village (1964)
- Legends of the Saints (1970)
Essais
- Harlem (1949)
- The Novel as Social Criticism (1950)
Prix et distinctions
- 1994 : cérémonie d'intronisation au Temple de la renommée des femmes du Connecticut[5].