Anna Haslam
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| Naissance | |
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| Nationalité | |
| Activité |
activiste féministe |
| Conjoint |
Thomas Joseph Haslam |
Anna Haslam (1829 - 1922) est une suffragette et figure majeure du mouvement féministe en Irlande[1].
Anna Maria Haslam (née Fisher) est née en 1829 à Youghal, dans le comté de Cork, en Irlande. Elle est la seizième des dix-sept enfants de Jane et Abraham Fisher. Les Fisher, famille originaire de Quaker, ont une affaire à Youghal et sont réputés pour leurs actions caritatives, notamment celles menées pendant la Grande Famine[2]. Dans sa jeunesse, Anna Haslam est bénévole aux soupes populaires et participe à la création de petites entreprises artisanales : les femmes de la région y travaillent à la confection de dentelle, de crochet et la couture.
Les valeurs d'égalité des sexes sont inculquées à Anna Haslam. Son entourage soutient les mouvements anti-esclavagistes et prône la tolérance et le pacifisme. Elle effectue sa scolarité dans des écoles de la banlieue de Quaker : la Newtown School dans le comté de Waterford et la Castlegate School dans le comté d'York. À la fin de ses études, elle devient aide-enseignante à l'Ackworth School, dans le Yorkshire. Là-bas, elle rencontre Thomas Haslam, originaire de Mountmellick (comté de Laois), qui y enseigne[3].
Vie personnelle

Anna Fisher et Thomas Haslam se marient le au bureau d'état-civil de Cork[4]. Le couple ne veut pas d'enfant et Thomas Haslam plaidera plus tard, dans ses écrits, en faveur de la chasteté pour les hommes.
Le couple partage les mêmes croyances en matière d'équité des sexes et Thomas Haslam soutient les campagnes de sa femme[3]. Thomas Joseph Haslam, né en 1825 dans une famille Quaker, est un théoricien du féminisme. À partir de 1868, il écrit sur de nombreux articles sur les droits des femmes et les problèmes qu'elles rencontrent, comme la prostitution, la contraception et la lutte pour le droit de vote.
Anna et Thomas Haslam sont tous les deux expulsés de la Société religieuse des Amis à cause de leurs intérêts pour les réformes sociales, mais maintiennent tout de même des liens avec la communauté. On[Qui ?] a dit de Thomas Haslam qu'il avait été renié pour ses idées contraires aux enseignements Quaker. En 1868, il publie un pamphlet intitulé « The Marriage Problem » (Le Problème du Mariage), dans lequel il soulève et approuve l'idée de la limitation des naissances et décrit un certain nombre de méthodes de contraception, incluant la méthode naturelle de calcul des jours[5].
Anna et Thomas Haslam sont enterrés ensemble dans le cimetière Quaker à Temple Hill, Dublin.
Activisme féministe
Si l'on se souvient de Anna Haslam c'est pour son travail dans la lutte pour le droit de vote des femmes. C'est une pionnière dans les campagnes féministes irlandaises du XIXe siècle à prendre position et se battre pour l'obtention du doit de vote, dès 1866. Anna Haslam et son mari figurent parmi les fondateurs de la Dublin Women's Suffrage Association créée en 1874, organisation qui marque le début d'une véritable campagne pour le vote des femmes à Dublin. En 1896 les femmes obtiennent le droit d'être élues en tant que Poor Laws Guardians, les membres du corps officiel qui administrent la Poor Law[2].
Les activistes féministes irlandaises de l’époque entretiennent une relation étroite avec leurs consœurs anglaises, et subissent la même discrimination dans l'éducation, l'emploi, la liberté sexuelle et la participation politique.
Le Dublin Women's Suffrage Association organise la mise en place d'une mesure d'initiative parlementaire visant à supprimer l’inéligibilité des femmes non mariées dans les élections des Poor Laws Guardians. Le projet de loi est acté en 1896 et l'association écrit immédiatement aux journaux et publie des brochures expliquant la procédure à suivre pour voter ou être éligible, et encourage des femmes qualifiées à postuler.
Vers 1900, il y a environ 100 femmes Guardians[6]. Les femmes acquièrent le droit de vote aux élections locales et le droit de se porter candidates en tant que conseillères des arrondissements urbains et ruraux. En 1913, Anna Haslam démissionne du poste de secrétaire de l'association et en devient présidente à vie[6].
