Anne-Françoise Garçon
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Anne-Françoise Garçon est une spécialiste de l'histoire des techniques.
Elle a élargi l'histoire industrielle de la métallurgie, traditionnellement centrée sur la sidérurgie, au secteur des métaux non-ferreux et éclairé leur importance stratégique dans le processus d'industrialisation entre les XVIIIe et XIXe siècles.
Agrégée d’histoire en 1984, docteur de l’EHESS en histoire des techniques en 1995, habilitée à diriger des recherches en 2003 au Centre François-Viète en épistémologie et histoire des sciences et techniques de l’université de Nantes, Anne-Françoise Garçon est professeur à l'université Paris-I-Panthéon-Sorbonne.
Participant par ses travaux à la distinction entre innovation incrémentale et innovation de rupture, elle a fait apparaître le rôle historique joué par l'open technique[1], situation de libre-échange des savoir-faire et des techniques, pour résoudre les crises techniques induites par le développement économique. Étudiant les débuts de l’ingénierie industrielle et du génie civil au début du XIXe siècle, elle a mis en évidence le rôle joué par l'École des mines de Saint-Étienne qui, dix ans avant la naissance de l'École centrale, prônait la co-activité et la science industrielle pour former conjointement entrepreneurs, ingénieurs et techniciens. Enfin, s'intéressant à l'histoire de la pensée technique, dans la continuité des travaux sur la réduction en Art, auxquels elle a participé[2], elle a mis à jour les différences d'agencement cognitif, au-delà de la lecture strictement sociale qui prévalait jusqu'alors, entre pratique, technique et technologie[3],[4].
Depuis 2005, elle dirige à l'université Paris-I le centre d’histoire des techniques ; de 1998 à 2004, elle a été maître de conférences, puis professeur au département d’histoire de l’université Rennes-II et de 2008 à 2011, a été membre de la section 22 du Conseil national des universités.
Présidente du conseil scientifique de l’écomusée du Creusot-Montceau (Saône-et-Loire, France) (2006-2009), membre du conseil d’administration du CILAC (2007-2008), vice-présidente du conseil scientifique du parc naturel régional de la Haute Vallée de Chevreuse (2008-2010), membre du conseil scientifique de l’Académie François Bourdon[5] et du musée de l'Histoire du fer de Jarville, elle est responsable de la collection histoire des techniques aux Éditions Classiques Garnier[6].
Directrice de publication de la revue e-Phaïstos en histoire des techniques[7], membre des comités scientifique des revues Host, Journal of History of Science and Technology[8], Documents pour l’Histoire des Techniques[9], Les Cahiers de Recits[10], Patrimonio Industriale[11], elle est aussi vice-présidente du comité d’évaluation du programme ANR Sociétés Innovantes (2011-2013)[12].
Thèmes de recherche
Spécialiste en Histoire des techniques pour les époques moderne et contemporaine, Anne-Françoise Garçon est l'auteur de nombreux écrits traitant de l'histoire de l'innovation et du changement technique[13], de l’histoire de la pensée technique : pratique, technique, technologie[14], histoire des sciences de l’ingénieur; de l’histoire des systèmes techniques ; de l’histoire des matériaux entre les XVIe et XXe siècles[15] ; de l’épistémologie du patrimoine industriel[16],[17].
Direction de programmes de recherche
- Depuis 2006, elle dirige le master Erasmus Mundus TPTI, master européen en histoire des techniques et patrimoine industriel[18].
- Depuis 2010, elle est responsable du programme doctoral international HERITECHS, en histoire appliquée, économie, technologie et soutenabilité, labellisé par l’OMJ[19].
- Elle est membre du Management Committee du programme européen COST Action IS1007: Investigating Cultural Sustainability[20].
- En 2003-2004, elle a dirigé le programme collectif de recherche « Vents et fours. Recherches sur la ventilation naturelle en paléométallurgie du fer »[21].