Anne-Marie Bigot est née Anne Marie Gallien à Tours le , fille de Louis Gallien et de Marie Aimée Brissaud[1]. Le , elle épouse Aron Rozenbaum[2], un Juif polonais; le couple donne naissance à deux filles, Monique et Annie[3].
Une partie de sa famille habite à Tours, dont sa belle-mère, Jenta Rozenbaum[4]. En , à la suite des rafles visant les Juifs étrangers de Tours, une de ses belles-sœurs est déportée, et son mari vient vivre avec la famille Rozenbaum à Loches[3]. Le couple a une fille de quatorze ans, Myriam, et des voisins du nom de Zygier. Ces voisins ont trois enfants: les parents et l'aînée sont déportés, laissant Annie, treize ans, et Jacob, huit ans, seuls dans l'appartement de Tours. Apprenant la déportation de sa belle-sœur, elle part chercher sa nièce à Tours et revient avec les trois enfants et un adolescent juif enfui de Paris, qui a demandé de l'aide à Myriam en voyant son étoile jaune[3].
Anne-Marie Rozenbaum traverse le Cher malgré les patrouilles allemandes, près de Bourré, avec sa belle-sœur Léa Markiewicz et sa fille Micheline, alors âgée de quatre ans. Après cette traversée, elle loge la mère et l'enfant jusqu'à la Libération[3], en plus des quatre enfants récupérés plus tôt[5].
Fin 1942, elle fait une nouvelle traversée de la rivière, à gué cette fois, avec sa belle-mère, Jenta Rozenbaum[3].
Aron meurt le [6]. Sa veuve épouse en secondes noces André Maurice Bigot le [7].