Anne-Marie Morice
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Anne-Marie Morice, née le [1] à Paris, est critique d’art, directrice de revue, commissaire d’exposition, éditrice, autrice[2]. Elle a dirigé le projet Synesthésie de 1995 à 2016.
En 1972, Anne-Marie Morice soutient à l'Université Paris IV une maîtrise en Lettre Modernes consacrée à Aloysius Bertrand, l'inventeur de la poésie en prose. En 1996, convaincue du potentiel d'Internet — encore très méconnu en France à l'époque —, elle reprend des études et s'inscrit en Hypermédias (infocom) à l'Université Paris 8. Sous la direction de Jean-Pierre Balpe elle y rédige un mémoire de DEA consacré aux arts plastiques dans le contexte de l’Internet.
Critique d’art et direction de projets éditoriaux
Au cours des années 1970 elle travaille pour les éditions Albin Michel, et dans la publicité. Elle commence une activité de journaliste à Sandwich Libération (1979-1980) sous la direction de Jean-Luc Hennig. Elle co-écrit avec Agnès Beaudemont-Dubus le livre Tout sur la pub, éd First, 1990.
En tant que journaliste elle a contribué aux rubrique Culture et Médias de Télérama, Révolution, La Croix, Libération, Regards, La revue des Deux Mondes, Les Dossiers de l’audiovisuel, INA, Mouvement, Champs culturels (), Visuel(s), La Recherche photographique, Beaux-Arts, ArtPress. Elle collabore aux émissions télévisuelles Dynamo (la Sept, 1988), et Cyber-Flash (Canal Plus, 1995-96).
En 1991 et 1992 elle est rédactrice en cheffe de la revue d’art Reflex, créée par Ariel Wizman et Stanislas Kalimerov. En 1993 elle participe à la création de la revue d’art et théories Unvisible, dont elle est rédactrice en cheffe.
Synesthésie
En 1995, elle conçoit et crée le site Synesthésie, un des premiers sites Internet consacrés à la création artistique et sans doute le premier site de ce genre en France, qui est à la fois une revue et un espace de création artistique[3],[4]. Le site est hébergé d’abord sur le site Babelweb. L’artiste Lulu Larsen y tient une rubrique intitulée Electrozine. Synesthésie est aussi une association, fondée en 1995.
À partir de 1997, le site devient un portail comportant une Revue (19 numéros seront réalisés), un agenda, des chroniques d’exposition, une sélection de liens[5]. En 2012, les parties Revue et Centre d’art virtuel ne sont plus accessibles, le site ayant été corrompu par un virus. En 2021, après l’arrêt de Synesthésie, elle crée le site synesthesie.xyz qui présente une sélection des archives de son activité en tant que directrice de Synesthésie.
Édition
En 2000, elle fonde les Editions Synesthésie et publie les livres : - Signes extérieurs, livre-catalogue des expositions de la Biennale Art Grandeur nature en Seine Saint-Denis 2004, design graphique De Valence[6]. - Mutations urbaines , livre-catalogue des expositions de la Biennale Art Grandeur nature en Seine Saint-Denis 2006 design graphique Atelier Pierre di Sciullo[7]. - Théoriques no 1, "Les mutations du travail à l’ère du global", 2007, design graphique Atelier Pierre di Sciullo[8]. - Théoriques no 2, "Zones Urbaines Partagées"[9], et le catalogue des expositions de la Biennale Art Grandeur nature en Seine Saint-Denis, 2008, qui a pour thématique "Zones urbaines partagées", design graphique Atelier Pierre di Sciullo. , Le Temps déborde (2000), catalogue d’exposition ainsi que coffret CD-Rom pour le Forum culturel du Blanc Mesnil, dont la direction artistique est réalisée par Claude Closky.
Elle fonde ensuite les Editions Transverse et publie à partir de 2017 : le site Transverse, transverse-art.com et en 2020 l'ouvrage Marion Baruch, name diffusion, Déplacements[10], Design graphique Studio Lebleu
Textes dans publications collectives
- 2020. Marion Baruch, éditions Mousse publishing et Kunstmuseum, Luzern
- Paysage, art, métropole, éditions Archibooks, Paris
- 2019. Noires & Rouges & autres brigades, éditions Le Noyau
- Les ébréchées (Helena Le Gal & Maria Bretaud), éditions atelier TçPç
- 2016, Cultures et créations dans les métropoles-monde, éditions Hermann.
- 2013, Raphaël Boccanfuso, éditions Patricia Dorfmann.
- 2012, Pascal Bauer
- 2009, Andrée Philippot-Mathieu, Villa Tamaris[11]
- 2008, French Connection, éditions Black Jack[12]
- 2005, L’œuvre plus que jamais, éditions Hors champs[13].
- 2000, Visuels, mars[14]
- 1986, Culture futur, éditions Alternatives
- Créations d'Images, éditions Autrement
- 1981, Paris sur Zinc, éditions DTV
