Anne-Marie Pelletier
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Anne-Marie Pelletier, née en 1946, professeure des universités, enseigne successivement la linguistique, la littérature comparée, l'Ancien Testament et l'herméneutique biblique.
Anne-Marie Pelletier est née le . Elle obtient l'agrégation de lettres modernes en 1972[1], et est docteure en sciences des religions[2]. Professeure des universités, elle a enseigné successivement à l'Université Paris-Nanterre et à l'université de Marne-la-Vallée[3], la linguistique, la poétique et la littérature comparée. La thèse d'État qu'elle a soutenue en 1986 à Paris-VIII en sciences des religions, et qui a été publiée en 1989 par l'Institut biblique de Rome dans la collection des « Analecta Biblica », sous le titre Lectures du cantique des Cantiques, De l'énigme du sens aux figures du lecteur[2],[4], témoigne de son double intérêt pour la poétique biblique et l'herméneutique. Cet intérêt a fixé, à partir de années 1990, ses recherches et orienté ses enseignements.
Ainsi elle a élaboré de 1990 à 1996, à Paris-Nanterre et à Marne-la-Vallée, un enseignement consacré à « La Bible grand code de l'art », à destination des étudiants de lettres et d'histoire de l'art. Elle enseigne depuis 1993 au Studium de l'École cathédrale[4], devenu Faculté Notre-Dame (au sein du collège des Bernardins), l'Écriture et l'herméneutique. Elle a également été chargée d'enseignement à l'Institut européen des sciences des religions (IESR, dans le cadre de l'EPHE). Elle est chargée de diverses formations en anthropologie biblique dans le monde monastique (Studium Inter-monastique, formation Ananie). Elle est par ailleurs présente au monde monastique à travers de multiples contributions en France et en Belgique. Elle a abordé dans diverses publications (dont deux livres : Le christianisme et les femmes en 2001 et Le signe de la femme en 2005) les problèmes relatifs aux femmes dans l'Église[4].
Elle est nommée auditrice au synode des évêques de 2001, puis vice-présidente du Sidic-Paris (Service d'information et de documentation juifs-chrétiens), elle travaille en relation avec l'Institut universitaire d'études juives E. Wiesel.
Elle est membre de l'Association catholique française pour l'étude de la Bible (Acfeb) et membre de l'Institut Lustiger.
Le , la Fondation vaticane Joseph Ratzinger – Benoît XVI annonce qu'elle est lauréate, aux côtés de Waldemar Chrostowski, de la quatrième édition du 'Prix Ratzinger', qui lui est remis le . Elle est la première femme à recevoir cette récompense[5],[6].
En , elle compose le texte des méditations du Chemin de croix au Colisée à Rome[7]. Elle est la première femme laïque qui se voit confier cette mission à titre individuel.
En elle fit la proposition de nommer des femmes au sein du collège cardinalice, comme moyen de crever le plafond de verre au sein de l'église catholique.