Anne-Marie Simond
écrivaine suisse
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Anne-Marie Simond, née le à Lausanne, en Suisse, est une écrivaine, dessinatrice et bédéiste vaudoise (ne pas la confondre avec Anne-Marie Simond, graphologue).
Biographie
Née de père suisse et de mère française, Anne-Marie Simond fait ses études à l'École des beaux-arts de Lausanne de 1957 à 1961.
Dessin de mode, dessin textile, illustration, dessin politique
Dans le domaine du dessin de mode, elle travaille d'abord pour de grands magasins suisses et collabore à des magazines féminins. Pour DuPont de Nemours International à Genève (section Fibre textile, Bureau de tendances)[1],[2] et pour Femina à Lausanne, elle suit pendant une dizaine d'années les collections de haute couture et de Prêt-à-porter à Paris[3],[4]. Au début des années 1970, elle travaille dans le domaine du dessin de tissu pour l'industrie textile du nord de l'Italie, dont Stilseta, à Côme[5].
Des années 1960 au début des années 1980, Anne-Marie Simond a élargi ses collaborations avec la presse, elle travaille dans le domaine de l'illustration pour des revues et des quotidiens suisses et français, Femina, 24 heures, L'Illustré, à Lausanne, Le Monde, Le Monde de l'Éducation[6],[7], à Paris, pour l'ouvrage Terre des Femmes, Panorama de la situation des femmes dans le monde[8],[9], etc.
De 1977 à 1979 environ, elle a fait du dessin politique pour les quotidien et hebdomadaire 24 heures, Lausanne, et L'Unité, Paris (France), hebdomadaire publié par le Parti socialiste français de 1972 à 1986, sous la direction de Claude Estier[10].
Scénographie, décor et costume de théâtre
Dès 1968, elle travaille parallèlement dans le domaine de la scénographie, des décors et costumes de théâtre (en collaboration avec Pierre Simond, architecte) :
Parmi les projets et réalisation de scénographies : Salomé de Richard Strauss, 1969 ; Aïda de Giuseppe Verdi, 1970 ; L'Anneau du Nibelung de Richard Wagner à la VIe Biennale de Paris 1969, (mention)[11] ; Le Musée ouvert/Das Offene Museum, pour la Kunsthalle de Bâle, 1970 ; Le Théâtre intégré à la Quadriennale de Prague 1971, Prague (ex-Tchécoslolaquie), (médaille d'argent)[12] et à la Biennale de Paris 1971, Paris (France)[13] ; réflexion sur Le Théâtre intégré au Théâtre populaire Romand, La Chaux-de-Fonds (Suisse), 1971 : « La Scénographie est-elle une architecture adaptée à notre société ? »[14].
Et dans le domaine du théâtre, décors et costumes, de 1968 à 1975. Pour Orbe-Théâtre France : Ballade de Norbert Lelubre, Sur la plage de Jean Demélier, Festival d'Avignon, 1968 ; L'Autre-Là 1, création (Palais de la Méditerranée, Nice, en 1971 ; L’Autre-Là 2, création, SIGMA, Bordeaux, en 1972 ; Khoma, d'après des textes d'Henri Michaux, 1973, au Festival d'Avignon, Cloître des Célestins et à Paris, Espace Cardin ; en 1974, au Théâtre de la Tempête, Paris[15] ; Trakl, d’après des textes de Georg Trakl, Paris, 1975. Pour le Théâtre Vidy-Lausanne, Lausanne (Suisse) : Comment monsieur Mockinpott fut libéré de ses tourments de Peter Weiss, en 1970.
Reprise du dessin d'académie, peinture, « grands dessins »
À côté de ses travaux de scénographie, de décors et costumes de théâtre, et de ses travaux d'illustration, Anne-Marie Simond s'inscrit en 1968 à l’École cantonale des beaux-arts de Lausanne, dans le cours de dessin d'académie, pour parfaire sa connaissance du corps humain ; elle continue d'étudier le nu avec des modèles, dans son atelier.
Le séjour à Prague en 1971, pour la Quadriennale de Prague 1971 (participation avec le projet Le Théâtre intégré), après l'écrasement du « Printemps de Prague » en 1968[16], l'engage dans une série de peintures sombres, sur papier seul ou papier collé sur bois, série intitulée « Période noire », à l'encre de Chine, lavis et peinture acrylique. Elle revient ensuite au dessin, à la plume et à l'encre de Chine, dans de grands dessins d'un pessimisme sarcastique, allégories grotesques de monstres mi-humains, mi-animaux, ou, à l'opposé, d'une plénitude animale indifférente à l'existence des êtres humains.
Elle expose peintures, dessins et nus (expositions personnelles et collectives) en Suisse, à Lausanne, Genève, Sion, Lucerne, Bâle, entre autres villes, à Lemgo-Bielefeld, Munich, en Allemagne, et à Paris en France. Sa dernière exposition personnelle a lieu à la Galerie l'Œil du Huit, à Paris (France), en 2013.
Bande dessinée, comic strip
En 1974, Anne-Marie Simond poursuit sa carrière dans la bande dessinée, à Lausanne d'abord, dans la revue Barbarie (début de la série La Nouvelle Alice)[17].
En 1976, elle quitte Lausanne pour vivre à Paris. Elle continue la série La Nouvelle Alice dans Tousse Bourin — trimestriel qu’elle lance en 1975 avec Max Cabanes, Michèle Costa Magna, Régis Loisel, Serge Le Tendre, Loro, Olivier Taffin) —, en 1979 parait le dernier épisode de La Nouvelle Alice dans 12 bulles dans la peau, coll. « Swiss Brothers and Sisters no 2 », Kesselring and les dessinateurs[18]. Elle travaille également pour L'Écho des savanes, Fluide glacial, Pilote (série Fabliottes), Ah! Nana, etc. Parallèlement, elle continue ses collaborations avec des journaux et revues suisses et français.
Graphisme
Anne-Marie Simond est également graphiste et affichiste (Du Pont de Nemours International à Genève, Orbe-Théâtre en France, expositions artistiques en Suisse[source secondaire souhaitée]).
Livres publiés
Bande dessinée, comic strip
Écriture, roman
- Le Théâtre intégré, « La Scénographie est-elle une architecture adaptée à notre société ? », monographie de Pierre Simond et Anne-Marie Simond, publication du Théâtre populaire romand, La Chaux-de-Fonds (Suisse), 1971.
- Le Séducteur, roman, 1re édition, Éditions Olivier Orban, Paris (France), 1990.
- « Louis Soutter et Madge Fursman », étude, in Louis Soutter, Crayon, plume & encre de Chine, Éditions du Héron, Lausanne (Suisse), 2002.
- Ariane, roman, Éditions du Héron, Lausanne (Suisse), 2005.
- Les E-mails de Max à son parrain, roman épistolaire, Éditions du Héron, Lausanne (Suisse), 2006.
- Le Séducteur, roman, 2e édition, Éditions du Héron, Lausanne (Suisse), 2009.
