Anne Marie Vion
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Anne Marie Vion (née le à Cléry-sur-Somme et morte à Ravensbrück le [1]) est une résistante française liée à la Phalange blanche. Elle aide au passage de la ligne de démarcation, héberge des résistants puis est arrêtée en 1941, condamnée à mort puis aux travaux forcés à perpétuité et déportée.
Famille
Anne, Marie, Berthe, Fernande Vion est née à Cléry-sur-Somme le . Sa mère est Fernande Rabier (1886-1938) et son père Léonce Vion (1875-1937), maire de la commune et ancien combattant de la Première Guerre mondiale. Elle a cinq sœurs et deux frères.
Engagement dans la Résistance
Durant la Seconde Guerre mondiale, Anne Marie Vion commence par participer à l'évasion de prisonniers de guerre du camp de Péronne, d'aviateurs alliés ou de résistants, en leur faisant traverser de nuit la Somme, alors ligne de démarcation, dans une petite barque et sert d'intermédiaire pour la transmission du courrier entre ces derniers et leur famille[2].
À partir de 1941, elle héberge des résistants membres de la Phalange Blanche, un petit groupement de résistants belges de la région de Tournai, dans la maison où vivent sept membres de la fratrie Vion depuis le décès de leurs parents, rue d'En Bas à Cléry. Les responsables du réseau, Paul Houbar, Robert Lelong et Henri Talboom en font leur cache principale[3].
À la suite de plusieurs attentats perpétrés dans la région de Tournai, Paul Houbar est arrêté le dans la maison des Vion. Anne Marie et Joseph Vion, son frère, également actif dans la résistance, sont rapidement mis en cause[3].
Arrestation et déportation
Anne Marie Vion est arrêtée par la Gestapo le ainsi que Madeleine Beulaguet-Martin qui a également hébergé des résistants incriminés. Elles sont transférées à Paris rue des Saussaies, interrogées sous la torture, puis enfermées à la prison de la Santé. Le , elles sont transférées à la prison de Saint-Gilles à Bruxelles. Des lettres envoyées par Anne Marie Vion à sa sœur Yvonne, témoignent de l'attente interminable et de l'incertitude sur son sort. Un témoignage rapporte qu'elle est soumise, à la prison de Saint Gilles, au régime des condamnées à mort, c'est-à-dire au port des menottes jour et nuit[4],[5].
Elle est encore transférée à la prison de Wittlich, puis, le à Cologne où elle est condamnée à mort le pour avoir aidé « favorisé des membres de l'organisation de résistance belge, la Phalange Blanche, et aidé des prisonniers de guerre à expédier des lettres et à s'évader. ». Sa peine est commuée en travaux forcés à perpétuité en raison de son jeune âge[6],[3],[7],[4],[5]. Elle est transférée au Zuchthaus de Lübeck et à Cottbus où elle est soumise au travail forcé. Bien que malade de la tuberculose, elle est transférée au camp de Ravensbrück où elle vit ses derniers jours dans des conditions épouvantables[6],[4].