Elle suit une formation d’infirmière puéricultrice à l'université de Clermont-Ferrand, et obtient grâce au professeur Paul Rohmer un poste dans un préventorium pour enfants, à Prélenfrey-du-Gua en 1942[4]. L'établissement, géré par la famille Guidi, sert secrètement de refuge à des enfants juifs, notamment envoyés par l'Oeuvre de Secours aux Enfants (OSE) depuis Grenoble. Il sert également de ressource pour des résistants du maquis du Vercors, qui y cachent des armes. Des adultes juifs sont également cachés dans le village de Prélenfrey, et ne seront jamais dénoncé par la population[5],[2].
Anne Wahl intervient activement dans ces activités[6]. Ayant rencontré des camarades éclaireurs de Marseille, devenus résistants sur le territoire, elle est agent de liaison, et soigne des blessés du 8ème bataillon des Francs-tireurs et partisans, basé dans une ferme proche[5],[4]. Elle prend en charge les enfants juifs cachés, qu'elle protège lors des visites lorsque des soldats allemands fouillent l'établissement, en les faisant passer pour tuberculeux particulièrement contagieux[3],[5]. En , elle intervient auprès de soldats allemands qui avaient réunis 32 résistants et jeunes juifs à Prélenfrey pour les fusiller, et obtient qu'ils ne soient pas exécutés[3],[7], mais seulement interrogés à Grenoble. Tous hormis un seront relâchés[8].
En 1950, elle épouse Roger Wahl, ingénieur au Commissariat à l'énergie atomique puis dirigeant de société. Ils ont trois enfants[9]. Elle est administratrice de société avec lui[10]. Elle s'investit également dans plusieurs associations en région parisienne[4].
12Limore Yagil, «RÉSISTANCE ET SAUVETAGE DES JUIFS DANS LE DÉPARTEMENT DE L'ISÈRE (1940-1944)», Guerres mondiales et conflits contemporains, no212, , p.51–74 (ISSN0984-2292, lire en ligne, consulté le )
↑(en) Limore Yagil, Désobéir: Des policiers et des gendarmes sous l'occupation 1940-1944, Nouveau Monde Editions, , 384p. (ISBN978-2-36942-656-1, lire en ligne)