Annelyse Chevalier

essayiste et tambourinaire française From Wikipedia, the free encyclopedia

Annelyse Chevalier est une essayiste et tambourinaire française.

Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (57 ans)
PantinVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Annelyse GarettoVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Faits en bref Présidente Comité de soutien du parc naturel régional de Camargue (d), depuis 2025 ...
Annelyse Chevalier
Annelyse Chevalier en 2010.
Fonctions
Présidente
Comité de soutien du parc naturel régional de Camargue (d)
depuis
Vincent Ramon (d)
Présidente
Forum d'oc (d)
depuis
Guy Revest (d)
Présidente
Escolo de Camargo (d)
depuis
Majorale du Félibrige
depuis
Robert Rousset (d)
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (57 ans)
PantinVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Annelyse GarettoVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Père
Jean Garetto (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Marie-Louise Garetto (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Guillaume Chevalier (d)
Justine Chevalier (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Mouvement
Félibrige (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions
Œuvres principales
Le Bois des Rièges (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Biographie

Origines et formation

Fille de Jean Garetto et de Marie-Louise Barnier, Annelyse Garetto naît le à Pantin[1].

Elle étudie le galoubet-tambourin au conservatoire d'Avignon[2], puis le provençal à l'université d'Avignon, où elle obtient un diplôme universitaire[3]. Elle prend le nom de « Chevalier » en 1997[1].

Carrière professionnelle

Chargée de la communication et du patrimoine culturel à la mairie des Saintes-Maries-de-la-Mer pendant quatorze ans, elle est aussi guide naturaliste[4]. Elle passe ensuite à la communauté de communes de Petite Camargue, où elle s'occupe des marais et des traditions[1].

Langue et littérature

Elle enseigne le provençal[5] dans le cadre de l'association Sian d'Aqui[6] de Vauvert[7], ainsi qu'aux Saintes-Maries-de-la-Mer[8] avec l'Escolo de Camargo depuis sa fondation en 2021[9].

Maîtresse d'œuvre du Félibrige en 2017[6], elle en est élue majorale en 2021[4], sur la cigale de la Jeanne ou de Mussidan, précédemment détenue par Robert Rousset. Sarah Collet voit dans cette reconnaissance la preuve que « la femme fait autorité dans les institutions gravitant autour des traditions locales »[10]. Elle a aussi créé un sous-syndicat de la Camargue pour les maintenances de Provence et du Languedoc-Roussillon[11].

Membre de l'Association des Méridionaux de Sceaux (école félibréenne), elle reçoit à ce titre la médaille de bronze de Florian en 2019[12] et celle d'argent en 2025.

En 2023, elle intègre le jury du Grand prix littéraire de Provence[13].

Depuis 2025, elle préside le Forum d'Oc[14].

Elle est également membre du conseil d'administration des Rencontres méditerranéennes Albert-Camus (RMAC)[15], et participe aux activités du Centre de rencontres, d'études, de documentation et de diffusion d'oc (CREDD'O) de Graveson[1].

Défense de la Camargue

Elle a appartenu à la commission Patrimoine, histoire et tradition de la Fédération française de la course camarguaise[16].

Elle est correspondante et chroniqueuse de course camarguaise[8] pour La Provence[17] depuis trente ans et fut gardian amateur à la manade Raynaud[18].

En 2024, elle figure au jury qui élit la nouvelle Reine d'Arles, Amélie Laugier[19].

Depuis 2025, elle est présidente du Comité de Soutien du Parc naturel régional de Camargue[20].

Elle appartient aussi à la Nacioun Gardiano et à l'Association Baroncelli.

Musique

Tambourinaire [1], elle s'est produite au sein des groupes Osco à Nîmes, Balantrans à Uchaud ; et actuellement aux Cigaloun Arlaten à Arles, et Revoulun à Mauguio[2].

Vie personnelle

S'étant installée à Gallician à 28 ans[1], elle a un fils  Guillaume  et une fille — Justine[2].

Production intellectuelle

« Spécialiste de la question camarguaise »[21], elle consacre en 2004 une première monographie au Bois des Rièges, en Camargue[17]. Sa réédition en 2014 chez Actes Sud lui vaudra le prix Charles-Bortoli de l'Académie de Marseille[22],[18].

En 2007, elle s'intéresse aux Gardians de Camargue[23], proposant une synthèse sur cette activité, avec des témoignages[24],[25]. Le livre donne lieu à une exposition au musée de la Camargue[26].

En 2022, elle fait paraître un troisième ouvrage consacré à l'histoire des Saintes-Maries-de-la-Mer depuis l'Antiquité jusqu'à l'époque contemporaine, et illustré à partir de documents issus du Fonds Taillet[23]. Elle s'attache à suivre l'évolution de la commune au fil des siècles[23].

Elle a en outre participé à L'Encyclopédie de la Camargue, avec plusieurs articles sur les manades, les gardians, l'élevage des taureaux et chevaux de Camargue et celui des taureaux de combat (Buchet-Chastel, 2013) ; et à l'ouvrage Les Femmes et le féminin en terres d'oc et au Félibrige, avec une étude biographique sur la félibresse Clémence de Vernède de Corneillan (2023).

Provençal

En 2021, elle recense le vocabulaire de la course camarguaise « lié avec la langue d'oc »[11].

En 2022, elle prononce un discours en hommage à son prédécesseur Robert Rousset, qui est édité par le Félibrige.

Elle a écrit divers textes en cet idiome dans Lou Felibrige[1].

Ouvrages

  • Le Bois des Rièges : cœur de la Camargue, entre mythe et réalité, récits de gardiens, manadiers, pêcheurs et autres camarguais, Sommières, Gilles Arnaud, 2004 (ISBN 978-2-330-03415-3) — connaît une réédition chez Actes Sud en 2014.
  • Les Gardians de Camargue, Arles, Parc naturel régional de Camargue, 2007 (ISBN 2-906632-28-7).
  • (oc-provenc) Laus de Roubert Rousset, Aix-en-Provence, Félibrige, (lire en ligne).
  • Les Saintes-Maries-de-la-Mer : mémoire d'un village du bout du monde, Arles, Errance et Picard, 2022 (ISBN 978-2-38473-006-3).

Références

Annexes

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