Annibal de Coconas

favoris du duc d'Alençon, François de France au XVIe siècle From Wikipedia, the free encyclopedia

Annibal de Coconas[1], de son vrai nom Annibale Radicati, né vers 1535 à Suse (actuelle province de Turin en Italie) et mort décapité en 1574 à Paris, comte de Cocconato (actuelle province d'Asti), est un gentilhomme originaire du Piémont établi en France, où il devient un des favoris du duc François d'Alençon, fils du roi de France Henri II et frère de Charles IX.

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Annibal de Coconas
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Il est principalement connu pour sa participation, à la fin du règne de Charles IX, à la conjuration des Malcontents (février-avril 1574), dont l'échec aboutit à sa condamnation à mort, aux côtés d'un autre favori du duc d'Alençon, Joseph Boniface de La Môle.

Biographie

Origines familiales et formation

La principauté de Piémont fait partie depuis 1424 des possessions des ducs de Savoie.

Carrière

Annibal de Coconas s'établit dans le royaume de France et entre au service du prince François de France (1555-1584), duc d'Alençon, quatrième fils d'Henri II (1519-1559) et de Catherine de Médicis (1519-1589).

Ce prince commence à jouer un rôle politique au début des années 1570. Le royaume est alors gravement perturbé par les guerres de Religion qui opposent depuis 1562 les nobles catholiques (notamment les Guise) et l'armée royale et une minorité notable de nobles protestants (notamment les Condé, les Coligny et la reine de Navarre, Jeanne d'Albret).

Après les trois premières guerres de Religion (1562-1570), l'année 1572 est marquée par le massacre de la Saint-Barthélemy (23-24 août), durant lequel Annibal de Coconas aurait fait preuve d'une grande cruauté envers les protestants. Ce massacre enclenche la quatrième guerre de Religion (septembre 1572-juillet 1573), durant laquelle Coconas participe au siège de La Rochelle sous le commandement du duc Henri d'Anjou (1551-1589), frère de Charles IX et de François d'Alençon.

Après cette guerre, tandis qu'Henri d'Anjou part en Pologne, pays dont il est devenu roi (par élection) en 1573, François d'Alençon se rapproche du parti des Malcontents, opposés à la politique menée par Charles IX et la reine mère sous l'influence du duc de Guise.

La conjuration des Malcontents (février-avril 1574)

La conjuration des Malcontents est un complot visant à permettre en premier lieu l'évasion de la cour de France de François d'Alençon et d'Henri de Navarre (1553-1610), premier prince du sang (futur Henri IV) et époux de Marguerite de Valois (1553-1615), fille d'Henri II et Catherine de Médicis. En second lieu, les conjurés ont l'objectif d'imposer François d'Alençon comme successeur de Charles IX (dont la santé est mauvaise) au détriment de son frère Henri devenu roi de Pologne et de prendre ainsi le contrôle du gouvernement au détriment des Guise et des conseillers italiens de Catherine de Médicis.

Le complot échoue à deux reprises, la première fois en février, la seconde en avril. Charles IX accorde son pardon en février, mais en avril, une vague de répression s'abat sur les conjurés et les gens de leur entourage (arrestations, perquisitions, interrogatoires).

Arrestation et condamnation à mort (avril 1574)

Annibal de Coconas et Joseph Boniface de La Môle sont arrêtés et soumis à la question, puis jugés et condamnés à mort. La Môle, chez qui a été trouvée une figurine de cire percée d'aiguilles, est accusé d'avoir voulu tuer Charles IX.

Ils sont exécutés en place de Grève le 30 avril, malgré la demande de grâce déposée par le duc d'Alençon et Marguerite de Valois[réf. nécessaire] auprès de Charles IX (celui-ci meurt un mois plus tard, le 30 mai).

Rumeurs et légendes

On raconte que les corps de Coconas et de La Môle auraient été ensevelis par Marguerite de Valois et la duchesse Henriette de Nevers dans l'actuelle rue Yvonne-Le-Tac, anciennement rue Antoinette[2] (18° arrondissement, quartier de Montmartre).

Annibal de Coconas dans la littérature

  • Alexandre Dumas s'est inspiré de sa vie dans le roman La Reine Margot.
  • Il est mentionné dans le roman de Stendhal Le Rouge et le Noir, dont un personnage, Mathilde de La Mole, voue un culte à son lointain parent et porte le deuil chaque 30 avril, parce que « le 30 avril 1574, le plus joli garçon de son siècle, Boniface de La Mole, et Annibal de Coconasso, gentilhomme piémontais, son ami, avaient eu la tête tranchée en place de Grève. [...] Ce Coconasso fut, au dire de Charles IX lui-même, l'un des plus cruels assassins du 24 août 1572. »[3]

Notes et références

Voir aussi

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