Annette Marie Rospabé est issue d'une famille d'enseignants. Son père, Guillaume Louis Rospabé, instituteur, est mobilisé durant la Grande Guerre. En 1915, il est blessé à Souain-Perthe-lès-Hurlus (département de la Marne)[3]. En 1928, il est élevé au grade de chevalier de la Légion d'honneur[4]. Sa mère, Marie-Louise Tréglos, est également institutrice.
Elle étudie les lettres et l'histoire de l'art jusqu'en 1942 à la Sorbonne[5].
Seconde Guerre mondiale
En , elle est recrutée par le directeur du Bureau des opérations aériennes, Paul Schmidt, pour lequel elle sert d'abord de messagère[6]. En , elle devient agent de liaison P2 pour les équipes de parachutage en Normandie, en Bretagne et en Touraine. En , elle participe à des opérations destinées à récupérer l'avion que Pierre Brossolette doit prendre pour retourner à Londres. Le , elle est arrêtée par la Gestapo[5]. Elle est enfermée dans une prison d'Angers, torturée puis déportée vers Ravensbrück. Pendant un bombardement qui force l'arrêt du train qui la mène au camp de concentration, elle parvient à s'évader[2].
Plaque commémorative de la maison où vécurent Annie et Jean Guéhenno.
En 1945, elle est nommée professeure à l'Institut français de Lisbonne. En , elle rencontre Jean Guéhenno[7], qui y fait escale avant de partir représenter le gouvernement français en Amérique latine. Ils se marient en [8]. À partir de ce mariage, Annie Guéhenno se dédie à l'œuvre de son mari, dont elle dactylographie les textes et gère les publications[2]. Ils ont un fils en 1949, Jean-Marie Guéhenno[9].
En 1968, elle publie L'Épreuve, un récit autobiographie sur son engagement dans la Résistance[2]. Le livre reçoit le Prix Femina Vacaresco et est traduit en plusieurs langues[10].
En 1973, elle publie une autobiographie, La Maison Vide[2].
En 1979, elle rassemble les études publiées entre 1929 et 1935 par son mari dans la revue littéraire Europe et les fait publier à titre posthume sous le titre Entre le passé et l'avenir[2],[11].