Antakya

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La ville se trouve à une vingtaine de kilomètres de la Méditerranée.

Toponymie

Histoire

Antiquité et Moyen Âge

L'histoire d'Antakya commence par la fondation d'Antioche par le diadoque Séleucos Ier Nicator vers Elle devient la principale métropole de la Syrie hellénistique, romaine et byzantine et conserve un rôle important sous la domination arabe, de nouveau byzantine, seldjoukide et croisée.

La prise et la mise à sac d'Antioche par le sultan mamelouk Baybars en 1268 marquent le déclin de la ville, qui intègre le sultanat mamelouk d'Égypte.

Époque moderne

Époque ottomane

Les Ottomans prennent la ville en 1516 à la suite de la bataille de Marj Dabiq et y installent une garnison de janissaires. Antioche est devenue une bourgade, à l’écart des voies commerciales qui convergent vers Alep. Les vaisseaux venus d’Europe débarquent au XVIIe siècle à Alexandrette. Les marchandises prennent ensuite la route d’Alep où les puissances européennes, dont la France depuis François Ier, sont représentées par des consuls. Les affaires se font désormais ailleurs.

En 1832, Ibrahim Pacha s'en empare au nom de son père Méhémet Ali, vice-roi d'Égypte. La ville est restituée à la paix de Kütahya, le . La population d'Antioche est alors constituée de communautés très diverses. Les Syriens constituent le gros de la population, les colons turcs sont de plus en plus nombreux, augmentés de fortes communautés chrétiennes, notamment des Grecs et surtout des Arméniens.

Cette diversité ethnico-religieuse fut à l’origine des déchirements de la ville au début du XXe siècle. Choisissant de résister par les armes aux persécutions dont ils sont victimes à partir de 1915, les Arméniens se retranchent sur le Musa Dagh la montagne de Moïse »), entre la ville et la mer, et doivent être évacués in extremis par la marine française.

Le mandat français

En 1918, le sandjak d'Alexandrette dont Antioche fait partie, est occupé par l’armée française, comme la Cilicie et la Syrie. La Société des Nations envisage d'intégrer la ville à la Syrie, placée sous mandat français ; la présence d’une forte population turque impose l’organisation d’un référendum d’autodétermination. Pour ménager la Turquie dont il souhaitait la neutralité en cas de nouvelle guerre, le gouvernement d'Édouard Daladier laisse l’armée turque pénétrer dans le Sandjak en et organiser le recensement des électeurs. Le résultat donne 63 % de Turcs.

Depuis 1939

De nos jours, la ville reste une pomme de discorde entre la Syrie et la Turquie. Officiellement, la Syrie considère le Hatay comme une province irrédente. La ville regroupe moins de 46 000 habitants en 1970 alors que sa population en comptait près de 400 000 au IIe siècle de notre ère.

Panorama de la ville en 2003.

La ville a été très fortement endommagée le 6 février 2023 par un tremblement de terre de magnitude 7,8 sur l'échelle de Richter. La plupart des sites historiques dont les églises et les mosquées, sont détruits. L'église Saint-Paul (en) en fait partie.

Population

Recensement français de 1935[6],[7]
Groupes ethniques Proportion dans la population
Turcs sunnites19 720 (58 %)[7]
Alaouites8 670 (25,5 %)[7]
Chrétiens levantins4 930 (14,5 %)[7]
Autres680 (2 %)
Total34 000 (100 %)[7]

Économie

Gare routière en 1980.

Transports

Enseignement

Monuments et autres lieux

Autel de l’église Saint-Pierre.

Sport

Hatayspor est un club de football basé à Antakya.

Jumelages

La ville est jumelée avec :

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

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