Antalas

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Naissance
Byzacène (actuelle Tunisie centrale)
Décèsaprès 548
OrigineBerbère (Frexes)
AllégeanceFrexes (516-après 548) Empire byzantin (533-544 puis en 548)
Antalas
Ἀντάλας
Naissance
Byzacène (actuelle Tunisie centrale)
Décès après 548
Origine Berbère (Frexes)
Allégeance Frexes (516-après 548) Empire byzantin (533-544 puis en 548)
Années de service 516 ?
Commandement Commandant en chef de la coalition Maure, « Princeps Maurorum » (« Prince des Maures et leurs Royaumes », Maurorum combinant Mauri et Regnum)[1]
Conflits Guerre des Vandales
Guerre des Maures (en)
Faits d'armes Bataille de Cillium (544)
Bataille de Thacia (545)
Bataille de la Grande Dorsale (530)
Siège de Carthage (545)
Bataille de Sufetula (546) (en)
Bataille des Champs de Caton (548)
Prise de Hadrumète (545)
Bataille de Marta (547)[2]
Autres fonctions Roi des Frexes (517-?)
Souverain des tribus Maures Fédérés en Byzacène et Roi des Maures de la Byzacène[3]
Commandant en chef des insurgés Berbères contre les Vandales en Byzacène (516-534), contre les Byzantins en Afrique tout entière (543-548)
Famille Guenfan (père)
Guarizila (frère)

Antalas (grec ancien : Ἀντάλας, libyque : ⴰⵏⵜⴰⵍⴰⵙ) est un chef berbère du VIe siècle. Il joue un rôle majeur dans les guerres entre les Byzantins et les tribus berbères révoltées de Byzacène et Tripolitaine lors de la première moitié du VIe siècle.

Antalas est le fils de Guenfan, le chef de la tribu des Frexes aussi nommé roi des Frexes[4],[5]. Il lui succède vers 517 et combat d'abord les Vandales en Byzacène puis, après la guerre des Vandales, devient un allié des Byzantins. En 543-544, il change de camp. Après plusieurs succès face aux forces byzantines, Antalas et sa tribu deviennent à nouveau des sujets de l'Empire byzantin en 548. Les sources principales sur sa vie sont le poème épique La Johannide de Corippe et l'Histoire de la guerre contre les Vandales de Procope de Césarée.

Le nom d'Antalas rappelle celui de "Intalla" Ag Attaher, Amenokal touareg des Iforas, succédé en 2014 par son fils Mohamed Ag Intalla. La tribu des Iforas évoque les Ifuraces[6], originaires de la Grande Syrte sous le commandement de Carcasan, subordonné d'Antalas et tué à la bataille des Champs de Caton. Après cette défaite, Corippe et Procope indiquent que les tribus furent repoussées loin d'Afrique, sauf les Frexes d'Antalas, qui déposèrent les armes. Les Fraichiches sont considérés comme leurs descendants historiques.

Les Ifoghas poursuivirent le commerce dans la région du Nefzaoua (Chott el Jerid), notamment à Douz en 1896, année de la parution de La 6ᵉ brigade de Tunisie du général Philippe Philebert. Il y décrit la bravoure des Fraichiches des goums du caïd des Fraichiches et Madjers Ali Srir el Ferchichi et de son neveu Mohamed ben Salah, assurant l'ordre de Gilma jusqu'au sud tunisien et notamment le chott el djérid, vers Gabès (anciennement "Petite Syrte"). Cette région, familière aux Iforas Touaregs, est celle où les Ifuraces et les Frexes vainquirent Jean Troglita, établissant une conjoncture historique qui dépasse la simple coïncidence. La pratique du sud par les cavaliers Fraichiches et la présence continue des Iforas dans une région autrefois fréquentée par les Ifuraces et les Frexes renforcent cette analogie et également leurs habitudes et réputations inchangés[7],[8],[9],[10],[11].

Notes et références

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